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CROSSROAD ||| - 05-06-07 Mai 2023 - RETEX


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le Challenge #crossroad III est terminé ! Les résultats seront publiés dans la soirée ici et sur la page FB de BSO Games. Bravo à tous les concurrents, merci aux opfor participants à l’ambiance et au RP de cet événement (Phocéens, ATMS, ASP, Papouner des SAS, Otak, et freelances) à Larcenn pour son accueil 🤩
 
C’était un évènement conçu et organisé par Association Private Operator Milsim - POM -, avec Association Airsoft-Provence ASP Milsim et BSO Games 😋
 
Ce topic est le vôtre, n'hésitez pas à partager vos retex / critiques / suggestions / idées ;)
 
 
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Tout d'abord merci à tous, comme je l'ai déja dit, c'était absolument extra ! J'ai écrit un (long) retex sur Facebook, je vous mets le lien ici : https://www.facebook.com/photo?fbid=1414823509277115&set=a.181726932586785

 

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RETEX CROSSROAD BY BSO Games, du 5 au 7 Mai 2023.

Avant toute chose, j’aimerais commencer par remercier ceux grâce à qui nous avons la chance de vivre ce genre d'aventures hors normes, extraordinaires : Mino Pom, Lionel Amerio, Larcenn Fitzgerald Crubarger-Negalerger, Zéro Zdex, tous les mecs derrière l’organisation de ce type d’OP, qu’ils soient à l’origine du concept, au lead opérationnel, à la logistique, à l’animation d’ateliers, membres de groupes OPFOR... MERCI les gars, vous nous avez offert un week end mémorable, c’est pour ce type d’OP que je continue à jouer avec tant de passion. Au programme donc : de la furtivité, de la marche, un coxage dans les règles, des ateliers de tir, des mises en situation sniper/spotter, un tir sur cible mouvante, de la reco, de la topo pendant 2 jours et 2 nuits… Si vous aimez tout ça, alors c’est de ça dont on va parler dans ce (long) retex.

Parlons donc de Crossroad et de mon expérience de ce challenge. Car oui, il ne s’agit pas d’une OP classique, mais bien d’un challenge sniper/spotter, avec classement à la clé. « Petite » particularité : nous sommes ici sur Crossroad 3, ce qui signifie naturellement qu’il y a eu 2 autres épisodes avant, mais surtout que c’est un niveau de difficulté 3, c’est-à-dire très relevé. Ici, aucun conseil, aucune aide, aucune vérification que tu as bien pris tes coordonnées : si tu te rates, c’est tant pis, tu te retrouves de l’autre coté de la carte et c’est échec mission. La quasi-totalité des participants avaient déjà fait les 2 premiers opus. Pour nous, c’est une découverte. Cependant, je ne suis pas inquiet : PoOme d'Happy et moi nous connaissons très bien pour jouer en binôme depuis des années. On se complète à merveille dans nos « compétences », et surtout on sait voir instantanément rien qu’en regardant l’autre où il en est physiquement et moralement. C’est fondamental. Bref, au moment de nous engager, je suis confiant pour ce challenge car Poome est vraiment un excellent sniper, et il le prouvera sur Crossroad, comme vous le lirez plus bas, avec 2 séquences magnifiques à son actif. Et parce que pour ma part j’aime la topo, la marche, j’aime quand une OP est très physique, et je connais suffisamment mon binôme pour le booster quand il en a besoin. Et sur Crossroad, oui, il y en a eu besoin. Parce que les orgas nous ont concocté une OP vraiment physique, de celles qui te mettent dans le rouge, clair ou vif en fonction de tes capacités physiques du moment. Mais dans le rouge quand même.

CROSSROAD 3 : immersion, challenge, physique, technicité

Je dois avouer que j’ai complètement foiré ma préparation physique pour ce challenge : arriver sur Crossroad avec 8kg de trop par rapport à ton poids de forme, NON, ce n’est pas une bonne idée. Cela ne m’inquiète pas vraiment en réalité, car j’ai déja touché mes limites lors d’autres OP et je suis certain que celle-ci n’ira pas aussi loin dans l’engagement physique, n’empêche que l’expérience me montrera que j’ai eu des coups de fatigue très inhabituels chez moi en OP lors de ce Crossroad. Il n’y a pas de hasard. Ce sera donc mon premier conseil pour ceux qui voudraient participer à une prochaine édition : venir hors de forme est une très mauvaise idée, préparez-vous vraiment pour bien vivre l’aventure. Pour le reste, aucun souci en revanche, on est parés.

La veille de l’OP, je reçois un message à minuit de Benounn Phénix, vainqueur de la mythique Plume Blanche à plusieurs reprises et 2e du dernier Crossroad. ça positionne le niveau. C’est l’un des concurrents avec son pote du Komando Phenix - Airsoft squad : « alors Ben, t’es prêt ? » « ça va le faire, je suis en train de finaliser mon sac justement. Et toi ? » « Pareil, je boucle mon sac, j’hésite sur deux trois trucs encore. Si ça te dit, on s’appelle demain soir et on se retrouve pour manger ensemble avant l’OP » « ok on se tient au courant ». Sympa comme esprit ! Bon, finalement, nous n’aurons pas ce plaisir, puisque Poome et moi arriverons à 20h pile sur place, mais cela illustre la superbe entente qu’il y a entre les concurrents à ce challenge. Un plaisir de revoir des têtes connues, comme Florent Nerium que j’avais croisé sur Border War il y a quelques années ou de rencontrer en vrai des gars que l'on "voit" par réseaux interposés comme Clemonovski Rsoft. La consigne était d’arriver équipés et prêts à partir. Après un briefing très clair, je suis appelé pour tirer notre identifiant : ce sera FOXTROT.

Nous embarquons tous dans un camion, serrés comme des sardines avec tout le matos. La consigne : « les gars, on simule un parachutage, donc vous allez descendre du véhicule en route. Quand la lumière ici passe au vert, vous sautez. ». Poome et moi sommes les derniers à avoir embarqué donc nous serons les premiers à sauter. Après peut être 10mn de route, la porte s’ouvre, le camion continue de rouler. Poome et moi nous asseyons sur le bord, prêts à sauter. VERT !!! GOGOGO !!! Poome se lance, mais dès que ses pieds touchent le sol, il est envoyé par terre et fait une roulade avec sac et réplique à la main. A mon tour, je saute et me retrouve sur les fesses. On se relève et on part en courant dans les bois. Objectif : mettre de la distance avec la route pour éviter d’éventuelles patrouilles lancées à nos trousses en début d’OP, et faire un point topo. Nous nous mettons en mouvement avec une obsession : ne JAMAIS nous faire repérer. C’est notre team leader Sven Benzaid du groupe Team Wolf Protect, qui nous apprend cela, l’ayant lui-même appris lors de ses années au 3e RPIMA : « Discret et efficace », telle pourrait être la devise de la Wolf, que nous nous efforçons de mettre en application à chaque instant. Progression lente donc, en dehors des routes. Cela prend plus de temps, mais dans le cadre d’une infiltration sur zone ennemie, de mon point de vue c’est une option qui a du sens. On nous avait donné un point à atteindre, mais sans contrainte horaire. Dès lors, pas question de prendre de risque ou d’y aller en speed : moi je ne sais pas ce qu’il y a en face, donc on ne laisse rien au hasard : je sors la thermique, je scanne à 360 degrés régulièrement, puis lorsqu’il fait vraiment nuit, on passe sur les VN. Point topo : un azimut en force nous semble tout à fait ok, donc on poursuit, jusqu’à entendre des véhicules et patrouilles. On se fige, calmes, et on attend que tout soit redevenu silencieux. On repart, puis à nouveau du monde, très proche de nous. Nous décidons de faire un détour, puis un autre. Pour nous, la furtivité prime avant tout. Alors que nous repartons, je fais une énorme chute dans les rochers et je m’explose les 2 genoux ainsi que le tibia gauche et la cuisse. On se pose, je dois récupérer. Il est bien évident que ce n’est pas ça qui va me bloquer, mais enfin je vous promets qu’a l’instant où j’écris ces lignes, mes jambes ressemblent a un punch-in-ball sur lequel Mike Tyson se serait un peu trop énervé. De fait, je serai assez handicapé tout au long de l’OP, plus spécifiquement sur mon 2e atelier de tir, avec des transitions debout-sol qui me défonceront les genoux, et pendant le coxage subit le soir, mais je ne dirai rien, pas question de commencer à se plaindre. On finit notre progression en arrivant au point vers 1h du matin je crois, contents de notre infiltration.

A notre arrivée, c’est la douche froide : « oh les gars vous êtes sérieux là ? Vous avez vu l’heure ? On allait partir là, on s’inquiétait ». Effectivement, nous n’avions pas activé notre appli Traccar qui permettait aux orgas de nous suivre, donc sur ce point, je peux comprendre la réaction. Je ne vais cependant pas cacher que j’ai été « relativement » vexé par les remarques faites alors que pour nous, tout était ok dans notre progression, sur une zone dont on nous avait expressément indiqué qu’elle était dangereuse, et plus particulièrement les routes... Bref, au moment de partir exécuter mon atelier, j’ai même carrément les boules, je ne vais pas mentir. Et du coup, je ne suis pas franchement dedans. Etant spotter, je dois réaliser un parcours de tir avec des consignes précises et une pression constante de mes instructeurs, 2 mecs hyper pro que j’ai beaucoup appréciés. La consigne est en fait très simple : « tu démarres à mon « top », puis 1 tir sur la cible 1, 2 sur la cible 2, 3 sur la cible 3, 1 sur la 4, 2 sur la 5 et 3 sur la 6. C’est chronométré, je veux une belle progression tactique, tu identifies bien tes cibles, c’est toi qui annonces finex. Bon pour toi ? ». Au moment de démarrer, je me répète 1 / 1,2 / 1,2,3 / 1 / 1,2 / 1,2,3. « Allez go !!! » et je pars comme un avion avant que mon instructeur ne me rappelle : « t’écoutes pas les consignes toi ou quoi ??? ». Je ne comprends pas. « Je t’ai dit de partir au « TOP » et toi tu pars quand je dis « go » ???? « Et merde…. Sois concentré Ben, putain », me dis-je intérieurement. Ça démarre vraiment, et là je perds complètement pied : sur la 1ere cible, je peux voir 5 losanges. « bordel de Dieu, ils considèrent que c’est la cible 1 donc que je dois mettre un seul tir ? Ou c’est un piège et les 5 losanges indiquent la cible numéro 5 sur laquelle je dois tirer 2 fois d’après la consigne ??? ». Pas le temps de tergiverser, j’opte pour l’option 2, qui sera la mauvaise. Je poursuis, mais mon instructeur me parle en continu et me met la pression, ce qui doit certainement en avoir déstabilisé certains. Pas moi, sauf que je suis complètement embrouillé sur cette histoire de numéro de cibles. Finex. « Tu avais combien de cibles ? » « Tu as tiré combien de billes ? » « c’est quoi le chiffre que mon collègue t’as donné ? » « il te reste combien de billes dans ton chargeur ? » « 30-12 ça fait combien ?? Vite !!! ». Franchement j’adore. Si je n’avais pas complexifié tout seul l’exercice, ce serait passé nickel. Je ne suis quand même pas bien content de ma prestation. De son coté, Poome est sur un atelier de tir au snipe de nuit. Une cible à abattre à une cinquantaine de mètre, entourée de cyalumes, et un exercice où on lui éclaire la cible 5 secondes, et où il doit la toucher avant qu’elle ne s’éteigne. Il réussira les 2, en 2 essais.

Pour la suite, on nous donne les coordonnées du second point à atteindre, sur lequel il faudra se positionner pour une phase de renseignement à 7h. On se cache dans les fourrés pour envisager la meilleure approche. Comme c’est loin, on doit décoller au plus vite si on veut pouvoir être sur place, puis dormir au moins 2-3 heures. Point topo, je peste car je suis resté bloqué sur les remarques qu’on nous a faites juste avant : « moi j’ai pas envie de me balader sur les routes, car au premier OPFOR embusqué, c’est finex, c’est pas comme ça que je joue une approche furtive». Poome est ok avec ça, mais tant pis, on prendra la route pour gagner du temps au moins sur ce parcours-là… De fait, nous progressons extrêmement rapidement jusqu’à la zone ciblée, en faisant tout de même preuve d’une grande vigilance tout le long du trajet. Nouveau point topo : la zone à observer dans quelques heures est dans un virage, surplombé par une colline avec rochers et arbustes : nous montons sur la crête et décidons de dormir ici. Après 2h30 de sommeil, on range tout et on se met en position : Poome en surplomb, moi très proche du virage. Je m’allonge sur le dos derrière un fourré, protégé par des cailloux, empile 2 pierres pour me surélever la tête afin d’avoir une position confortable, sors mes jumelles et mon carnet de notes : je suis idéalement placé, et très confortablement donc je peux rester ainsi sans bouger des heures s’il le faut. Un véhicule arrive, puis un second : j’assiste à un achat d’armes pour « la cause », et je note tout ce que je peux sur les véhicules, personnes, objets… Je suis en plein kiff, ce sont vraiment des séquences que j’adore !! Les 2 véhicules repartent, je remonte retrouver Poome, on file chercher nos sacs laissés plus haut, puis on décolle pour un point d’extraction à atteindre sous 2h ce qui ne nous posera aucun problème, si ce n’est que le soleil commence à taper : on comprend que la journée risque d’etre très chaude.

On embarque dans un 4x4 qui nous dépose sur une route bien escarpée à monter pendant 20/30mn afin d’accéder à l’atelier suivant : Mino, l’orga en chef, nous donne la consigne : « à partir de ce point, azimut 300. A partir de tel autre point remarquable (j’ai oublié le nom et les azimuts réels mais osef), azimut 58. C’est là que vous devez aller pour l’atelier suivant mais attention, dès que vous partez, la zone est hostile. Je prends ma carte et ma boussole : pendant que je m’occupe de tracer le 1er azimut, Poome cherche le second point, qu’il trouve rapidement. Je trace le second azimut : pas de difficulté, on décolle après avoir entré le point dans iphigénie. On reste au maximum dans notre philosophie de déplacements en dehors des routes, et heureusement : très proche du point à atteindre, se trouve un carrefour que nous jugeons trop dangereux. On fait un énorme détour par la pampa et après une longue progression, nous parvenons au point. Certains n’ont pas fait cela, ils se sont fait prendre au croisement que nous n’avions pas voulu traverser.

Rebelotte, atelier sniper et atelier spotter. Je pars de mon coté avec Kami et Papou, mes 2 instructeurs du 1er atelier. Consigne : 2 tirs au buste puis 1 tir à la tête sur chaque cible, une fois que Kami me donne le GO pour chaque cible, en moins de 5 secondes pour les 3 tirs. Mais avant cela, il va me faire faire des exercices franchement physiques : « 30-15 ça fait combien ? » « 15 » « ok tu gardes ton sac à dos et tu fais 15 pompes. Je m’exécute puis au milieu de l’exercice : « 15+5 ça fait quoi ? » « 20 » « ok tu me fais 20 abdo » etc etc. Puis il me fait courir. « Continue à courir et chante-nous une chanson !! ». Je bug totalement : impossible de trouver la moindre chanson, les seules qui me viennent sont celles du dessin animé Barbie Princesse de ma fille ahahahah. J’éclate de rire intérieurement en m’imaginant la scène si je chantais ça devant mes 2 instructeurs. Ça y est, j’ai trouvé, c’est de circonstance : je vais leur chanter La Strasbourgeoise, que je connais par cœur. Mais avec la fatigue, le stress etc, ça ne vient pas. Je fredonne l’air, jette un œil à Papou qui me regarde d’un air amusé. En tant que militaire, il la connait forcément. Bon, ce sera « j’ai demandé à la lune », ne me demandez pas pourquoi. Tout cela me met dans le rouge à une vitesse folle surtout avec la pression qui est mise en parallèle des exercices. On lance les tirs « allez on avance, tir debout, go !! ». On enchaine, « mets-toi assis ». RAS, je réussis. Pareil couché. Tout va bien. Transition PA : nickel aussi. « Allongé !! Non debout !! J’ai dit allongé !! Assis !! Allez debout !! Top !! Je tire, j’ai passé le test avec succès. Kami me pose une série de questions auxquelles je dois répondre vite : "tu as tiré combien de billes ? Tu avais combien de billes dans ton chargeur ? Il t'en reste combien ? Tu as abattu combien de cibles ? C'est quoi le chiffre que mon collègue t'a donné en début d'exercice ? 30 + 6 ça fait combien ?" etc etc. Je pense que si tu n'as pas les idées un peu au clair et que tu réagis mal au stress, tu peux exploser sur ce genre de choses très simple à première vue mais qui demande une vraie concentration. Au moment de repartir, on me demande si ça va, si j’ai besoin d’eau, si on peut poursuivre : RAS, tout va bien. Je rejoints Poome qui a fait des exercices de snipe. Ce qui était évalué, c’est la capacité à assurer une bonne stabilité à son fusil et donc à ses tirs même en situation dégradée. Il se met en position, et on lui balance le fameux « Waaaaaaaaaa !!! I feel good » de James Brown dans les oreilles, a fond. Sursaut assuré : vas tirer dans ces conditions toi !! Puis il prend sa cible, ne bouge plus, on met un carton devant la lunette, et il doit tirer. Ça fonctionne pour lui, on va pouvoir passer à la suite. Précision : au moment d’écrire ce retex je ne suis pas avec Poome donc il se peut que j’ai oublié des points concernant les ateliers snipe, auquel cas j’éditerai plus tard.

La suite donc : on nous file les coordonnées UTM du point à rallier. Un chemin évident se dessine, notamment pour démarrer la progression, mais on n’est pas à l’aise avec ça. On pense que l’endroit est dangereux, donc on décide de faire demi-tour et de rester sur notre philosophie de base : silence, efficacité, et tant pis si on met un peu plus de temps que d’autres qui foncent par les routes. Alors qu’on progresse depuis un moment dans la forêt, je me retourne et observe Poome qui me rejoint. Je propose : « Mec, on se trouve un coin à l’ombre, et on fait une pause. Une vraie pause cette fois ». « Ok Ben, ça me va ». On s’allonge, on mange un peu. « Merci pour la pause Ben, je ne m’en étais même pas rendu compte, mais je suis vraiment au plus bas. Jamais de ma vie je ne m’étais senti dans cet état de fatigue ». « Je sais mon pote, pourquoi crois-tu que je t’aie proposé cette pause ? Prends ton temps, on se remet en condition ». Break de 15 minutes. J’en profite pour prendre 2 pates de fruits, un peu d’eau : c’est à cet instant précis que je réalise que moi aussi, je suis anormalement fatigué mais je ne peux m’en prendre qu’à moi : je viens sur une OP assez engagée en étant hors de forme, donc je n’ai pas mes aptitudes habituelles. C’est une leçon pour moi, même si je ne suis pas du tout inquiet pour la suite s’agissant de moi. En revanche, j’ai quelques interrogations pour mon pote. Je sais que c’est un dur, certainement pas un mec qui lâche ou qui abandonne. Sauf que là c’est différent et je le vois bien : il est jeune papa, et pour avoir connu ça avant lui, je sais dans quel état de fatigue on peut se trouver à ce moment là de sa vie. De fait, il sait que si je devais poursuivre l’aventure en solo, je ne lui en voudrais pas. Il me dira quand même plus tard : « tu sais Ben, j’ai refusé de lâcher pour respecter l’OP et ne pas te planter, sinon j’aurais pas pu ». On le sait, quand le physique te lâche, il te reste le mental et le coeur. Voila un Homme qui ne manque ni de l’un, ni de l’autre, assurément.

On reprend la progression jusqu’aux abords du point, où nous nous mettons en stand by dans un fourré. Alors que Poome s’endort, un véhicule orga approche : GO !! La zone est maintenant sécurisée, on peut y aller. Mino nous donne les instructions pour la suite, qui sera un véritable calvaire pour nous. C’est cette séquence, pourtant si simple en apparence, qui nous fera perdre la première place du challenge et ce sera en plus entièrement ma faute. Je m’en veux encore… Exercice « Azimut distance » : « à partir de ce point, vous prenez un azimut 300 sur 544m, puis à partir de là, un azimut 190 sur 732m (les chiffres ne sont pas les bons mais on s’en fout, vous avez compris le principe). Vous trouverez un 4x4 noir qui vous exfiltrera ». Je sors ma carte, ma boussole et un stylo, et je trouve de suite le point. Quand même, je revérifie : oui c’est tout bon, on peut y aller, mais avant cela je donne les coordonnées du point final à atteindre à Poome. Erreur magistrale de ma part, puisque si je lui donne la bonne latitude, je prends en revanche la longitude d’un autre point… Il note cela, puis me dicte les coordonnées, que je saisis dans iphigénie. Pas besoin de revérifier, car juste en jetant un œil ça me semble être au bon endroit sur la carte…. Quel connard… Oui c’est dans la zone, mais en réalité pas DU TOUT au bon endroit. Perdre un challenge sur une connerie comme ça, sérieusement… Bref, on se dirige vers le premier point et on est à l’aise puisqu’on nous a indiqué que si on restait sur l’azimut, alors la route serait safe. Problème, Ce qui est safe, en gros, c’est l’azimut pour aller du point A au point C. Pas celui qui va de A à B puis de B à C. De fait, on arrive proche de B, et on se fait détecter par une patrouille. Les mecs me poursuivent !!! Je saute en contrebas, enjambe une ruine, saute par-dessus un mur en ruine, continue de descendre à toute vitesse, traverse quelques fourrés, puis je saute dans un bosquet. Je m’allonge, je reprends mon souffle, je ne bouge plus du tout. J’ai attiré à moi la patrouille, donc Poome a pu plus facilement se cacher. On a eu le même réflexe, sur la même durée, on sort en même temps et on se retrouve. Ouf, on est passé proche là… Du coup, point topo : on va passer par la foret, en force. Mais cette p----- de foret est tellement dense… On perd un temps fou et une énergie folle à avancer là-dedans. Au bout d’une heure, on tombe sur un chemin, au bout duquel on voit un 4x4 noir, on s’approche à 30m. Stand by : « mais bordel c’est quoi ce véhicule ??? C’est le 4x4 noir qu’on doit rejoindre ou un véhicule OPFOR ??? ». Alors que je me pose la question, j’aperçois 2 pax qui arrivent sur nous. Pensant être au mauvais endroit, je pousse Poome dans le bois. Progression hyper compliquée, mais nous sommes en sécurité pour reprendre la carte et regarder où nous sommes. Je dis à Poome « on est trop loin du point que j’ai noté sur iphigénie là, la bagnole devait être OPFOR, c’est pas possible autrement. Spoiler alerte : non, c’était bien notre objectif, là, juste devant nous… Celui que j’avais noté sur ma carte. Celui dont j’ai mal reporté les coordonnées à Poome pour me servir d’iphigénie… On perd l’OP là-dessus. Ni plus, ni moins. Mais pas seulement… car la suite de toute cette séquence va être un putain de calvaire pour arriver jusqu’au mauvais point que j’avais relevé. On se pose sur le point, et il n’y a personne, je ne comprends pas ce qui se passe. Je revérifie mon tracé à l’aide de ma boussole et de ma carte, 2 fois, je retombe toujours au même endroit mais comme ce n’est pas si loin de là où nous nous situons, je ne percute pas. La fatigue joue certainement à ce moment là. Dernière vérification : « Poome, donne moi les coordonnées que tu as notées tout à l’heure stp, celles que je t’ai filées quand j’ai relevé le point ». Il me les lit et ça y est, je comprends enfin ce qui s’est passé. Je suis totalement dépité et je m’en veux à mort. J’ai planté l’exercice, mais plus grave : alors que mon binôme était déjà mal en point, je l’ai embarqué dans un circuit improbable et ultra physique. Quand je réalise que le véhicule vu plus tot était notre objectif, je suis carrément furieux, je ne décolèrerai que 2h plus tard, une fois le stress redescendu. Les orgas nous localisent et nous appellent puis Strike et Larcenn viennent nous récupérer pour aller à l’atelier suivant. J’ai sérieusement les boules, jamais cela ne m’était arrivé. J’ai même honte, vraiment. Les gars de la team Wolf Protect suivent notre périple via Messenger, et ils sont unanimes : « Ben, une erreur ça arrive, tu serres les dents, tu oublies, et tu poursuis ». Allez, il faut passer à autre chose, et s’en servir pour progresser. Rester positif, concentré sur la suite, donner tout ce qu’on a.

L’atelier suivant arrive à point nommé : exercice « sniper spotter ». Des cibles sont positionnées, puis tous les participants se répartissent dans la zone. Une fois qu’un spotter voit bien une cible, il annonce, puis son sniper est autorisé à prendre le tir. Il a 3 essais, ensuite c’est finex. Précision importante : si l’on se fait détecter par les orgas, c’est finex également. Donc on doit progresser de façon totalement furtive, puis bien identifier une cible, la confirmer et enfin réussir le tir. Plusieurs binômes se font sortir, puis Poome et moi pouvons prendre notre chance. La cible est bien annoncée et confirmée par radio, Poome se met en place pour tirer : il touche du premier coup, d’un coup parfait depuis sa planque dans la foret. Waou, alors là c’est magnifique… Voila qui nous rebooste !! Exercice terminé, nous sommes le seul groupe à avoir réussi l’exercice. Quelle satisfaction ! Honnêtement j’aurais pensé que la réussite nous aurait donné plus de points par rapports aux autres groupes, mais je ne remets pas en cause le système de notation qui doit certainement être juste mais que nous n’avons pas bien cerné sur certains aspects.

Nous avons à ce moment là un temps pour manger, aussi nous faisons chauffer nos rations françaises qui nous font du bien. La nuit tombe, et Mino vient nous voir : « bon les gars, chaque groupe va passer un par un là haut pour un debriefing du rens de ce matin. C’est une séquence importante, alors soyez précis dans les informations remontées ». Les groupes se succèdent mais on ne les voit pas revenir : que se passe-t-il ??? Je plaisante avec les autres : « à l’heure qu’il est, ils sont nus, attachés par les pieds à une poutre, en train de se faire fouetter !! ». Pas loin… C’est notre tour, on arrive sur le lieu : « allez débriefer au 4x4 là bas ». Au moment d’arriver, un homme me saisit dans le dos et m’envoie au sol sans que j’aie le temps de faire le moindre mouvement : le coxage commence, une séquence que j’ai adorée !! On nous ordonne de baisser la tête, de ramper, on nous trimballe de partout, on nous malmène. A intervalles réguliers, un homme passe nous voir individuellement et nous demande à l’oreille si tout va bien. Là on est hors rôle play évidemment, et j’apprécie cette attention. C’est ultra immersif, dans l’attitude, les mots, la pression qui nous est mise, mais on sent que c’est cadré, que les mecs ne sont pas en roue libre. Du coup, je suis en confiance, je ne crains pas ce qui peut arriver. Poome revient et est mis en sol à coté de moi. Son geôlier dit à son pote : « lui, il aime pas l’eau on dirait, la torture en mode noyade, c’est pas son truc » et ils rient. Je me dis « sérieux ils font vraiment le truc de l’eau sur la tête ??? ». ça me pose aucun problème, si je dois y passer, alors let’s go. En fait ce ne sera pas le cas, ça n’a pas été jusque-là. Je reconnais la voix du leader : il hurle : « Allez !! Amenez-moi le suivant !!! La pince est prête là !!! » et ils m’attrapent. J’ai toujours les yeux bandés, je me fais malmener, on me demande d’enjamber « un corps », de faire attention car ça glisse à cause du sang partout par terre. On me met à genou, je sens un canon sur ma tête, quand tout d’un coup…. Mon geôlier se fait attaquer et un homme coupe mes liens, que l’on m’avait mis à mon arrivée : « je suis un agent infiltré, dégage VITE de là avant qu’ils comprennent. Tiens prends ça !! Vite ». Et il me tend un papier que je mets dans ma poche avant de partir en courant.

Problème : on nous a tellement fait bouger et malmené que je ne sais pas du tout où je suis. Je cours en descendant vers là direction que je pense être la bonne, puis je stoppe, me retourne…. « Ben, tu te calmes, tu réfléchis, ça va le faire ». C’est bon, je reconnais la zone, je retrouve mes affaires et j’attends Poome, qui arrive 2mn après. Je sors mon nightcap pour mettre ma VN, mais Poome propose de partir de suite et de faire ça en étant cachés. Je garde donc le nightcap à la main et on part en courant. Au moment de nous poser, je réalise avec horreur que mon wilcox est tombé de mon nightcap… Super, je viens de perdre un vrai wilcox… Allez, 700€ de perdus. Impossible de le retrouver malgré nos recherches, je me fais une raison mais j’ai très sérieusement les nerfs à ce moment là. Il est environ minuit.

On se pose dans la forêt pour envisager la suite qui est très simple : on nous a donné la photo de notre cible, qui passera à partir de 6 heures sur un point précis. Notre plan : nous y rendre, reconnaitre la zone, puis dormir quelques heures sur place, et nous mettre en attente. Le point en question est super éloigné de notre position, donc nous nous mettons en route à vive allure. Le chemin est une montée interminable, et quand je me retourne je vois que Poome suit le rythme, en mode pilote automatique, ça va le faire. On arrive sur zone, on pose le bivouac tactique en 2 minutes. Il est 2h30. A 5h, on se réveille, on remballe tout, et on étudie la zone. A 5h30, on est en position, les idées au clair sur notre stratégie. Poome prendra le tir, puis si les ennemis montent sur lui, j’engagerai en force par une direction opposée. Il est désormais 8h, nous sommes statiques depuis 2h30, quand la pluie se met à tomber fort. Je détecte un patrouilleur, puis des véhicules, et d’autres patrouilleurs : j’annonce par radio « Ok Poome, ça arrive, en position ». « Bien pris, en position pour prendre le tir, vue dégagée ». Les ennemis sont à mon niveau, je ne bouge plus, la pluie redouble d’intensité. « CONTACT !!! CONTACT !!! » : Poome a pris son tir et abattu sa cible d’une bille dans l’épaule. De toute évidence, il n’a pas été détecté, donc je ne m’excite pas. Les véhicules avancent, j’ai l’impression qu’on a réussi, quand je tourne la tete : 2 OPFOR m’ont vu et ils tirent !! L’un d’eux me touche à la hanche, je tombe là où je suis, derrière un monticule de pierres, qui me cache de la route. Probablement qu’ils n’ont pas vu que j’étais touché, car ils partent. Je reste allongé au sol sous une pluie battante qui a encore redoublé d’intensité et je suis totalement trempé. Je n’y vois plus rien a cause de la buée sur les lunettes et de l’eau, mais surtout je ne suis pas à l’aise avec mes lunettes : vu où je suis, si une patrouille passe le monticule de pierres, me voit et tire à la tête, je peux prendre une bille dans l’œil, car elle passerait alors sous les lunettes. Je m’assois juste pour bien positionner mes lunettes et les essuyer, quand je vois 2 patrouilleurs, restés très en retrait de leur convoi, 3 ou 4 minutes derrière, me mettre en joue : quelle putain de malchance !!!!!!! Je suis totalement incrédule de m’etre fait prendre sur un truc comme ça franchement. Ils m’attrapent, me mettent une « balle » dans la tête : « tu es mort, finex pour toi. Quand on part, tu reprends et tu peux poursuivre sur la suite de l’OP ». Ils ne trouvent pas Poome, donc nous pensons malgré tout que nous allons marquer des points sur cet exercice, d’autant que nous sommes les seuls à avoir pris un tir ET abattu la cible, mais non, on nous collera un zéro sur l’exercice comme tous les autres. Surement qu'il fallait réussir à prendre le tir avec précision et s'exfiltrer à 2 pour ne pas avoir un échec mission. On est quand même un peu déçus sur ce point là. Je pense que la réussite du tir, impliquant par définition un travail conjoint du binôme et l'exfiltration de l'un des deux pourraient au moins être reconnus, mais à chacun son appréciation. Mais bon, vous avez une autre approche, je la respecte 😉.

Pour finir, on avait déjà localisé le point d’extraction, transmis en même temps que la localisation de notre cible, et on s’y rend par la foret après une marche de 4km, et ayant pris soin d’éviter les patrouilleurs. Sur place, nous retrouvons quelques groupes, qui sortent les uns après les autres à l’arrivée du véhicule dans lequel nous sautons en marche, et qui nous ramène pour finir l’OP par un débriefing individuel sur le renseignement effectué la veille, que nous réaliserons avec succès.

Le challenge est alors terminé, et nous nous retrouvons tous pour un moment super convivial. C’est aussi ça l’airsoft : rencontrer des joueurs, échanger, se raconter l’OP… J’ai adoré refaire le monde avec les gars des ATMS, Association Private Operator Milsim - POM -, Phocéens Airsoft team (et si j'en oublie je m'en excuse, je n'ai pas beaucoup dormi depuis vendredi !!!) tous ultra sympas et ouverts, avec Kami, Papou etc.

Vient le moment de l’annonce du classement, où nous sommes à la fois heureux de terminer à un cheveux des 1ers et 2e, et TRES frustrés de voir que pour notre première participation nous aurions pu (dû) faire mieux si nous n’avions pas fait une ou deux erreurs grossières. Bon, vous l’aurez compris, on a adoré cette OP, il n’y a quasiment que du positif au niveau orga : je ne peux que remercier toutes les personnes impliquées dans l’organisation d’un tel évènement : vous avez assuré et démontré une nouvelle fois votre savoir-faire : bravo à vous, vraiment. Quant aux autres participants : j’ai adoré évoluer avec vous pendant ces 2 jours. Une superbe entente, des gars cool, chevronnés pour la plupart, ça donne envie de vous recroiser sur d’autres OP les gars, bravo à tous d’être allés au bout !!

 

 

 

 

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  • 2 weeks later...

Bonjour à tous ! Notre retex est publié ici : https://fb.watch/kI8nbTttWn/

 

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Bonjour, c'est SPLATSH du binôme GREY / SPLATSH et voici le retex de notre participation à CROSSROAD 3.
 
L'aventure débute jeudi soir quand nous nous retrouvons pour charger le véhicule. Après avoir vérifié notre emport une dernière fois nous prenons la route vers le sud. Une dizaine d'heures nous sépare du point de rendez-vous final. Nous savons que le voyage va engendrer de la fatigue, le choix est donc fait de le découper en deux étapes. Six heures plus tard nous faisons une halte jusqu'au petit matin. Après quelques heures de route nous arrivons à quelques kilomètres du point de rendez-vous. Il est midi et nous trouvons un coin à l'écart de la route pour nous reposer. J'en profite pour tester mes options de camouflage. Il est presque 20h, nous nous rendons au lieu de rendez-vous. Rapidement les participants sont appelés, nos noms de baptême attribués et les coordonnées d'un premier point de rendez-vous donné, nous serons donc BRAVO pour le weekend. Pour le lancement du challenge nous avons le droit à un déploiement par les airs ! Ou du moins une simulation car l'hélicoptère sera simulé par une camionnette où nous serons tous entassés pour se diriger vers un point de largage inconnu. Une lumière rouge s'allume puis une verte, le premier binôme saute du véhicule en marche. Quelques roulades plus loin il disparaît dans l'épaisse forêt qui borde la route. En deuxième place nous leur emboitons le pas quelques instants plus tard. Il est 21h passé, la nuit est tombée mais la pleine lune nous permet de progresser sans lumière à travers les bois. L'objectif est d'arriver jusqu'au premier point de rendez-vous sans se faire détecter par une patrouille. Nous choisissons donc d'éviter un maximum les chemins. Malgré notre vigilance nous croisons d'un peu trop près un troupeau d'une dizaine de sangliers qui nous mettent un bon coup de pression. Une fois sortis du bois nous arrivons dans une vaste zone où se mêlent buissons, arbres et petites clairières pleines de cailloux qui mettent à l'épreuve nos chevilles. Sur notre trajet nous devons traverser plusieurs chemins.
 
A l'approche du premier nous entendons des voix de patrouilleurs qui portent dans notre direction. Pourtant nous sommes encore à plus de 100 m d'eux et la densité de la végétation ne nous permet pas de penser qu'ils aient pu nous détecter. Après quelques minutes d'attente nous continuons notre progression et traversons rapidement le chemin. A peine sommes-nous de nouveau à couvert que des patrouilleurs s'approchent dans notre direction en parlant à voix haute. La pression monte et nous décidons de mettre un maximum de distance entre eux, quitte à faire un peu de bruit en se déplaçant dans les branchages. Ces derniers le remarquent et continuent de progresser vers nous. Notre emport ne nous permet pas de les distancer, après avoir avancé sur une centaine de mètres nous nous mettons au sol et croisons les doigts pour que nos poursuivants abandonnent leur recherche. Là où nous sommes arrêtés la végétation est très dense et les patrouilleurs ont seulement entendu nos bruits sans nous avoir vu. Quelques minutes plus tard les voix s'éloignent pour disparaître dans la nuit. Nous poursuivons notre progression en azimut brutal jusqu'au point de rendez-vous. Les lumières placées autour des véhicules nous guident sur les derniers mètres. Après avoir observé la zone quelques instants nous sortons à découvert pour prendre nos informations auprès des organisateurs. Il est 23h30 et le premier atelier proposé sera du tir sur cible de nuit pour le tireur et spotteur avec chacun leur particularité. Pour le tireur deux cibles à toucher. Une première à 45 m balisée au cyalum et une seconde à 50 m’a identifié puis toucher durant les 5 secondes où elle est éclairée.
 
La routine de tir journalier sur les deux semaines précédentes m'a permis de faire un sans fautes. Pour le Spotter, une série de cibles à toucher pendant que les organisateurs tentent de le déstabiliser avec des questions variées. Avant de repartir on nous donne de nouvelles coordonnées UTM vers un point où nous devons effectuer un exercice de renseignement à 7h00. Le lieu est situé à un croisement entre trois routes de terre au fond d'une vallée. La seconde coordonnée sera celle de notre point d’extraction. Après avoir étudié la carte nous faisons le choix de nous installer au-dessus du point pour pouvoir observer les éventuels mouvements de patrouilles tout en étant suffisamment éloigné pour être en sécurité. Nous progressons rapidement en parallèle d'un chemin puis nous empruntons un sentier de randonnée sur la deuxième moitié du trajet. Après avoir vérifié une dernière fois que nous sommes au bon endroit nous entrons rapidement dans nos sacs de couchage pour une courte nuit.
 
Le réveil sonne, nous préparons notre matériel tout en surveillant la zone depuis les hauteurs où nous sommes positionnés. Une fois prêts nous marquons la position de nos sacs et descendons lentement vers la zone d'observation. Grey nous trouve un endroit adapté, qui nous permet d'avoir une bonne visibilité sur le lieu que nous devons observer. Je mets à profit le temps qu'il me reste pour adapter mon camouflage. Quelques minutes après l'heure du rendez-vous un premier véhicule arrive puis un deuxième. Nous prenons tous les deux les informations que nous arrivons à extraire des interactions entre deux groupes. Au bout de quelques minutes les deux groupes se séparent, montent à bord de leur véhicule et disparaissent derrière une succession de virage. Nous remontons vers nos sacs puis, après s’être équipés nous nous dirigeons vers le point d'extraction. Se tailler un chemin à travers la végétation est plus compliqué sur cette zone mais les chemins qui rallient notre objectif sont tous utilisables par des véhicules et les emprunter est une trop grosse prise de risque. Les détours pour éviter les zones de végétation les plus denses nous ralentissent et le temps commence à nous manquer. Nous tentons vainement de prendre un raccourci malgré le dénivelé annoncé sur la carte. Cette erreur nous coûte encore du temps et pour tenter d'arriver à l'heure nous faisons le choix de suivre un petit sentier tout en accélérant le pas. Nous arrivons finalement à quelques minutes avant la fin du temps, nous montons dans le véhicule qui nous emmène vers une zone inconnue. Cette première partie du challenge n'a pas été de tout repos et le temps de trajet permet de récupérer un peu.
 
Nous sommes déposés au pied d'une colline que nous devons gravir par un chemin qui y monte sans détour pour récupérer nos prochaines coordonnées. Il est midi et la chaleur s’ajoute à la difficulté du terrain. Nous avançons à notre rythme en faisant quelques haltes. Arrivés au sommet on nous donne deux azimuts à tracer à partir de points remarquables. Au croisement se trouve notre prochaine destination. Sur la carte un chemin qui part de notre position va directement vers notre objectif. « Trop beau pour être vrai », nous choisissons de faire un détour considérable afin éviter une fois de plus les zones où nous avons le plus de chances de croiser des patrouilles ! Nous voilà repartis dans la végétation épaisse à chasser les sentiers de chèvres pour progresser efficacement. A l'approche de l'objectif nous identifions un patrouilleur qui progresse dans notre direction. Nous accélérons le pas pour nous dissimuler vers une zone plus dense mais cette action trahit notre présence. Nous nous couchons au sol et observons. Il s’arrête à une cinquantaine de mètres de nous et commence à siffler. Nous sommes près de l'objectif et il y a potentiellement plus de patrouilleurs dans cette zone. Il est donc hors de question que nous restions à attendre que des renforts le rejoignent.
 
Après une rapide concertation nous partons à l'opposé de la menace le plus discrètement possible. Nous faisons un détour de plusieurs centaines de mètres puis retournons vers le chemin d’où nous observons des renforts fouiller la zone où nous étions cachés plus tôt. Nous continuons notre progression en prenant soin de nous éloigner un peu plus des chemins. Mon camarade surveille en permanence d'éventuels mouvements venant du chemin tandis que je nous guide dans la végétation. Arrivés sur zone nous déposons les sacs à l'ombre et profitons du peu de temps que nous avons avant le début de l'atelier pour nous restaurer. Grey part pour un atelier tir sur cible accompagné du cocktail d'exercices physiques que nos chers organisateurs aiment proposer. Pour les tireurs c'est un exercice de stabilité qui consiste à tirer sur une cible dans la position de notre choix. La surprise est qu'au moment de tirer des sons d'oiseaux sortis d'une enceinte discrètement posé à proximité nous bombarde les oreilles. Le dernier exercice consiste à tirer tout en ayant un carton positionné devant la lunette juste avant que le tir soit déclenché. Sur cet exercice il me faudra 2 essais à chaque fois.
 
L'atelier finit nous prenons quelques minutes pour nous reposer avant de récupérer de nouvelles coordonnées UTM. La chaleur du sud est vraiment pesante et la fatigue présente. Reprendre une progression par la verte est énergivore et ne nous semble pas le meilleur choix si nous voulons finir. Nous choisissons de prendre une succession de chemins qui contournent largement l'objectif et le hameau qui le précède. Le risque est limité mais nous restons vigilants, faisant régulièrement des pauses pour « sonder » les environs. Arrivés à proximité de la zone une voix imposante nous appelle et nous guide vers lui. Nous approchons et après avoir mangé et bu on nous explique l'exercice suivant. C'est une succession d'azimut avec une distance à parcourir précise. Pour ne pas se faire repérer il faut rester à proximité du tracé. Je demande des précisions pour être sûr de bien comprendre et nous nous mettons en route suivis de près d'un concurrent. Sur une intersection je commets une erreur de topographie qui manque de peu de nous faire tomber sur un groupe de patrouilleurs. Après rectification nous arrivons à l'objectif suivant.
 
Un Pickup noir nous y attend. Après quelques échanges on nous donne une nouvelle coordonnée Utm. Avant de partir on nous informe que la priorité est d'y arriver vite plus que de tenter un détour. Nous prenons donc la voie la plus rapide. Le chemin descend doucement vers notre objectif, il est taillé dans la végétation ce qui nous permet de progresser à l'ombre. A l'approche du point nous sortons du chemin pour nous poster en vue de l'objectif tout en étant à couvert. D'où nous sommes, nous voyons plusieurs véhicules faire des allers-retours mais aucun véhicule identifié comme celui d'un organisateur. La fatigue est présente et la chaleur n'arrange rien. Nous mettons ce temps à profit pour manger et nous reposer à l'ombre d'épais buissons.
 
A l'arrivée des orga on nous annonce que le prochain atelier sera le « sniper scout ». Le lieu est idéal pour cet exercice et nous donne la possibilité de faire mieux que l'année dernière sur un terrain que nous connaissons. Au lancement de l'épreuve les concurrents partent progressivement vers les zones de leur choix. La cible à identifier est située dans une cuvette. L'année précédente nous avions tenté de progresser dans les hauteurs mais pour notre second essai mon binôme me suggère la tendance inverse. Après avoir enfilé ma ghillie je progresse lentement vers la cible. Rien ne presse et chaque mouvement trop brusque pourrait nous trahir. La zone est pleine de branchages et le sol tapissé de feuilles bien sèches ce qui nous oblige à profiter de chaque point d'appui au maximum afin de limiter le bruit. A une dizaine de mètres de là où je suis je repère une zone pouvant me permettre de voir la cible mais une belle branche morte m’empêche de passer. Je la déplace centimètre par centimètre. L'opération semble durer une éternité. Une fois le passage dégagé je glisse lentement dans la pente jusqu'à arriver à mon point d'observation. Le coin n'est pas si idéal que ça car plusieurs branches bien fournies se dressent entre les cibles et ma position mais il faut faire avec. J'utilise la radio pour proposer une première identification de cible. Les branches et les traits du dessin s’entremêlent quand je regarde dans la lunette et je dois m'y reprendre à 4 fois avant de pouvoir confirmer le bon symbole. Une fois validé on me donne le feu vert pour le tir sur cible.
 
Mes trois essais finiront déviés par les branches. L'orga m’annonce la fin de l'exercice pour nous. Le temps que l'atelier se finisse pour tous nous discutons un peu avec des concurrents de ce que nous avions vécu ici l'année dernière. Quelques temps plus tard on nous annonce la fin de l'exercice et on nous laisse un peu de temps de repos. Dans notre esprit le prochain atelier sera surement quelque chose de similaire à l'année précédente et en faisant nos sacs deux jours plus tôt nous avions prévu de l'équipement supplémentaire juste pour cette phase du challenge. Nous étions très loin de nous imaginer l'incroyable tournure des prochains événements !
 
Deux orga viennent à notre rencontre. Le premier nous demande individuellement comment nous nous sentons, jusque-là rien d'anormal. Le second nous annonce qu'il est temps de faire la retransmission de la phase de renseignements que nous avions vécu plus tôt dans la journée. Il appelle les binômes un par un, nous passons donc en deuxième position. Il nous accompagne jusqu'au village qui est à 2 min de marche. Pendant tout le trajet il nous demande d'être vraiment précis sur les informations à transmettre à la personne qui les demandera. Il semble un peu nerveux mais il fait nuit, nous sommes fatigués de notre journée et nous passons en mode scolaire en nous remémorant à voix haute chaque élément. Nous arrivons donc au village comme deux bons élèves, carnet à la main, complétement focus sur ce que nous devions dire, regardant presque sans intérêt les nombreux hommes armés qui se baladaient autour de nous. On nous fait signe d'approcher vers un véhicule, quand 4 mains nous plaquent au sol en nous ordonnant de ne pas bouger.
 
Nous sommes proprement ligotés et cagoulés puis emmenés dans un lieu inconnu. Très vite les binômes nous rejoignent dans les mêmes conditions. Nos gardiens parlent fort, font du bruit et tentent de nous intimider. Il est important d'expliquer qu'au début de notre capture il nous a été expliqué qu'en cas de soucis nous pouvions sortir de la phase de rôle play. Nous attendons donc dans ce lieu un certain temps. Les gardiens usent de plusieurs stratagèmes pour nous déstabiliser. A ce stade je cherche à comprendre quels sont leurs objectifs en écoutant ce qui se passe autour de moi tout en restant le plus calme possible. L'atmosphère est parfaitement contrôlée par nos geôliers, les bruits divers et variés s’entremêlent avec divers stimuli et je peine à comprendre ce qu'ils font des autres concurrents qu'ils emmènent un par un. Vient mon tour d'être déplacé, je crois comprendre qu'ils souhaitent m'interroger et je coopère sans broncher, inutile de dépenser de l'énergie alors que toute résistance est veine. Un rebondissement complètement inattendu survient, le gardien qui m'accompagne se fait descendre et une personne me libère en se présentant comme agent double. Il me donne un document et me demande de fuir le plus vite possible. Il fait nuit mais la pleine lune éclaire la zone et je retrouve rapidement mes repères. De retour au sac je rassemble mon matériel, je récupère mon binôme qui a vécu avec beaucoup plus d'enthousiasme que moi la phase précédente et nous partons rapidement pour mettre un maximum de distance entre le village et nous.
 
Une fois suffisamment éloignés nous étudions le document. Il y a deux coordonnées, une heure et la photo d'une cible papier à abattre. Notre première idée est de nous approcher le plus de notre zone de tir mais après quelques minutes de marche nous observons un véhicule rouler à faible allure, tous feux éteints dans la même direction que nous. Nous décidons de dormir un peu et de continuer notre progression à une heure où on devrait croiser moins de patrouilleurs. Arrivés sur notre zone de tir un peu avant l'aurore nous vérifions de nouveau que nous sommes bien sur la bonne zone, nous choisissons rapidement nos postes d'observation et de tir. GREY est chargé d'identifier la cible et de couvrir ma retraite en cas d'accroc et je m'occupe du tir. Une fois installés nous veillons à garder le contact radio pour rester éveillés. Une heure passe puis deux. La pluie commence à tomber. Un groupe de plusieurs patrouilleurs passe sur le chemin mais ne nous repère pas. Après un long temps d'attente GREY m'indique qu'il entend des véhicules en approche dans notre direction. Une fois à vue il identifie la cible et me donne le feu vert pour le tir. J'ai répété la gestuelle et fait des tests de tirs plus tôt dans la matinée. Le trépied fait de branchages est stable et à bonne hauteur. Pourtant je rate mon tir... La vitesse du véhicule est plus importante que je le pensais et le lieu où je me trouve est trop éloigné de la route pour ce type de tir. Après avoir vérifié que la route était de nouveau clean nous nous enfonçons dans la verte vers le point d'extraction final.
 
Le trajet jusqu'à ce point a été le plus intense du weekend. Les patrouilleurs sont partout, on entend régulièrement des véhicules passer ou s’arrêter pas loin de notre position. Se mettre au sol à chaque fois qu'un véhicule approche nous fait perdre du temps. Nous décidons de nous éloigner plus encore pour progresser plus efficacement. A chaque chemin que nous traversons la pression monte un peu plus. Se faire capturer aussi près du but serait un échec pour nous. Arrivés à 100m du point d'extraction un peu en avance, nous en profitons pour faire une dernière pause pour s'hydrater et sécher un peu au soleil. Un peu avant de partir vers le point nous croisons un autre binôme. Il est l'heure, nous progressons rapidement dans le sous-bois jusqu'au lieu de rendez-vous. Très vite le véhicule arrive et nous montons dedans. Extraction réussie !
 
Un grand merci aux organisateurs et aux patrouilleurs pour avoir mis en vie ce projet fou qu'est le Challenge Crossroad 3 et de nous l'avoir fait vivre. La qualité de l'encadrement et des ateliers est irréprochable. Vous nous avez fait vivre une aventure complète qui nous a permis une fois de plus d'apprendre et d'améliorer une multitude de points qui constituent notre discipline. Également un grand merci à mon binôme qui s’est donné à fond et m'a supporté sans broncher sur ces trois jours d'aventure.

 

Merci à tous!

 

 

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  • 1 year later...

 

RETEX

Challenge Marksman Crossroad
Level III

5/6/7 mai 2023



Voici le RETEX du binôme du Le Crew Airsoft, Moupi et Clémonovski.

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Partie 1 : Trajet

Départ depuis l’alsace à 05h00 le vendredi 05 mai, le trajet se passe bien, pas de gros bouchon ni de problème mécanique, l’excitation couvre la fatigue de la conduite, nous arrivons 865 km et 10h00 plus tard à La Verdière. Petite pause/sieste/marche pour se dégourdir les jambes dans le parc du village en attendant l’heure du grand départ ! La différence de température avec notre point d’origine est énorme, pas le temps de s’acclimater, on va prendre cher !!



Partie 2 : Briefing / Début d’OP

20h00 nous sommes au point de RDV équipés. Le briefing commence ! Sobre, efficace et complet l’ensemble des rappels est évoqué ainsi que les consignes pour ce début d’OP.

L’ensemble des slots doit grimper dans un véhicule pour être déposé dans un lieu inconnu pour rejoindre à pied un point de RDV désigné par ses coordonnées UTM en territoire ennemi. On nous explique que pour simuler la dépose d’un hélicoptère nous devions attendre le signal lumineux, lumière rouge allumée = prêt à sauter, lumière verte = sauter !! Petite difficulté le véhicule continu de rouler et l’atterrissage n’est pas simple.

Apres une 15aines de minutes le voyant passe au rouge, il faut se préparer, les premiers slots sautent avec plus ou moins de réussite mais à ma connaissance aucune casse. Top ! c’est notre tour ! on saute, on ne se réceptionnent pas trop mal et on détale dans les fourrés les plus proches pour éviter d’éventuelles patrouilles ennemies (nous sommes à partir de maintenant en territoire hostile et à tous moments nous pouvons être pris à partie par la milice locale). Apres avoir vérifié notre environnement proche nous devons déterminer notre position pour élaborer notre trajet vers le prochain objectif, avec GPS/Téléphone nous retrouvons vite notre position, un petit point avec la carte et Go nous commençons notre progression dans une nuit de pleine lune magnifique. L’ambiance visuelle est incroyable ! La progression est lente dans un premier petit temps à cause de la végétation dense et « hostile » puis rapide dans un deuxième temps quand il y a plus d’espace. Nous progressons en silence et sans lumière, la thermique nous aide énormément pour lever les doutes sur chaque point délicat. Malgré quelques « touches » (bruits dans les fourrés ou taches thermique) lors de notre progression (d’autres slots je pense) que nous avons contournés, le trajet se passe bien. Nous arrivons sur l’objectif mais c’est le début d’OP et nous ne sommes pas encore rodés, il y a 3 véhicules et plusieurs lampes allumées, OPFOR ?? Orgas ?? après quelques minutes d’observations nous nous rendons comptes que c’est « safe » et nous y allons.

Premier atelier 23h00 : deux exercices sont proposés, un pour le sniper et un pour le spotter. Le premier consister à un tir de nuit sur une cible marquée par des cyalumes à une distance de 45m, un exercice simple pour un sniper avec un peu d’expérience qui connait bien sa réplique… Malheureusement se n’était pas mon cas et ne voyant pas la bille de nuit aucune possibilité d’ajuster mes tirs. Le deuxième tir pour le sniper était sur une cible à 50m sans repaire lumineux, après un top la cible était éclairée durant 5sec pour effectuer le tir… même résultat.

L’exercice du spotter était un parcours de tirs sur cibles de nuit sous pression vocale de l’animateur. Moupi touche 5 des 6 cibles, avec l’effet tunnel il ne voit pas une des deux cibles superposées.

A la fin de cet atelier on nous transmet de nouvelles coordonnées et des horaires, nous devons mettre en place un dispositif afin de surveiller un point de rencontre (7h00) puis s’extraire vers un deuxième point (11h00).

Nous décidons Moupi et moi de nous rapprocher à environs 500m de l’objectif pour passer la nuit, la progression se passe sans encombre toujours avec cette pleine lune incroyable !! 01h00 Une fois posé pour la nuit par contre c’est une autre histoire… nous sommes dans un coin ou il y à énormément d’animaux, durant mon sommeil je sui réveillé par un animal de grande taille (le sol vibré sous ses pats), je fais un bruit assez fort pour montrer notre présence et l’effrayer, ouff… ça marche !!! le bestiau par en courant en beuglant un bruit très très bizarre !!!



Partie 3 : Renseignement

Le point à renseigner se situe en contre-bas d’une ligne de crète sur un chemin carrossable, nous décidons logiquement de nous placer sur la crète pour garder un bon angle sans prendre trop de risque d’être dessellé. Pour maximiser nos chances nous scindons le binôme afin d’avoir deux angles de vue différents, heureusement ! 07h00 mon angle n'est vraiment pas fameux, Moupi glane les informations, c’est un échange de matériels, 2 véhicules avec divers marquages. A la fin de l’échange direction le point d’extraction.

Le trajet vers le point d’exfiltration est beaucoup plus dense en OPFOR, chaque carrefour est surveillé et les abords des chemins sont tout de suite abruptes avec une végétation dense. Tant pis on prend notre temps et on grimpe dans ces foutues dunes en rocailles et épines !! Le point de RDV est en contre-bas de notre position, je juge mal le dénivelé qui nous s’épare de celui-ci ce qui nous fait perdre pas mal de temps car nous sommes obligés de faire plusieurs fois demi-tour bloqué par des falaises infranchissables… le timing devient serré et nous terminons notre descente en petite foulée pour arrivée à l’heure et ne pas louper le véhicule qui doit nous emmener au point suivant (11h00).



Partie 4 : Chaleur et azimutes

Apres un quart d’heure de route le véhicule s’arrête et nous dépose en bas d’une montée, les instructions sont simples, rdv en haut ! Au moment ou j’écris ce texte je n’ai pas encore vérifié sur la carte et GPS qu’elles sont les caractéristiques de cette montée mais à ce moment précis et avec la chaleur ce fut vraiment un obstacle extrêmement difficile…

Une fois en haut pas de répit, les orgas nous donnent deux points remarquables et deux azimutes afin de déterminer le point de rdv suivant, level 3 oblige l’orga ne vérifie pas l’exactitude de notre point de rdv, tant pis si on se trompe !!! Durant cet exercice de topo je me rends compte que je dois déplier ma carte qui pourtant montrait déjà une superficie immense (quelle chance pour vous les « sudistes » d’avoir des terrains tellement grands).

Le trajet est rapide et facile (sûrement parce que la montée d’avant était difficile), la seule opposition rencontrée est au dernier carrefour avant le point de RDV, nous le contournons facilement grâce aux yeux de lynx de Moupi et arrivons en zone safe vers 12h15.

Exercices de tir : le spotter doit réaliser un autre parcours de tir réflexe mais avant cela l’animateur veut le carboniser, pompes, squats, enlève le sac, remet-le, etc… Moupi prend un mini coup de chaud mais parvient quand même à faire l’exercice.

Pour le sniper l’exercice consistait à toucher une cible avec diverses éléments perturbateurs (musique qui surprend, musique chiante, obstacle visuel, etc).

Apres un check santé de Moupi et un repas salvateur nous repartons pour les coordonnées suivantes. Problème un hameau nous sépare de l’objectif…

Avant de partir nous croisons un challenger qui s’est fait prendre. L’OPFOR le fait courir avec le contenu de son sac dans les bras, le pauvre.

La marche est longue sous un soleil de plomb. Le contournement du hameau rajoute énormément de distance ou nous fait traverser cette végétation hostile et extrêmement énergivore, le choix est fait on prend la végétation, je crois que Moupi à failli lâcher mais heureusement on est deux et sa passe ! arriver sur zone nous attendons les orgas en faisant une petite sieste.

Exercice suivant, les orgas nous transmettent un premier azimut avec comme point de départ notre position avec une distance, suivie d’un deuxième azimut et une deuxième distance, c’est un « chemin qu’il faut suivre », il est safe. Nous essayons de le suivre mais nous détectons plusieurs éléments ennemis, nous décidons de contourner large pour nous rendre à destination surtout qu’ici la végétation est moins dense, bingo ça passe 15h30!!!

Le contact sur place nous transmet des coordonnées UTM, nous nous y rendons, après un essaie infructueux nous rebroussons chemin pour prendre un itinéraire plus simple. Nous arrivons sur place dans les premiers ce qui nous permets de nous reposer (de dormir en fait !) en attendant les orgas.

18h00 : Les orgas arrivent, c’est l’heure du fameux exercice de la « sniper school » !! Il consistait à toucher une des deux cibles disposées au milieu d’une clairière bordée de part et d’autre de deux buttes boisées, deux observateurs fixes postés à proximité des cibles cherchent à nous détecter pour nous éliminer. Pour cela si un observateur pense voir un participant il siffle 1 coup et fige la situation plus personne ne doit bouger, dans un deuxième temps il « envoi » une troisième personne « aveugle » en le guidant (avance tout droit, stop, deux pas gauche, etc…), une fois à l’endroit exacte ou l’observateur pense avoir vu un participant il l’indique à « l’aveugle » qui confirme ou non si ce n’est pas le cas. S’il y a effectivement un participant celui-ci est éliminé. Pour corser la chose avant de tirer sur une des deux cibles il faut demander l’autorisation de tirer aux observateurs (par radio), pour qu’ils nous l’autorisent il faut leurs indiquer les symboles présents sur un tableau situé entre les deux cibles (il faut donc avoir en visuel le tableau et une cible avant de demander l’autorisation de tirer). Une fois l’autorisation acquise vous avez 5 billes maximum (si un observateur ne vous voie pas avant) pour toucher la cible. Cette année nous sommes deux (l’année dernière je participais en solo) et nous allons utiliser cet avantage, nous décidons de prendre large sur une des butes pour ne pas être détectés et pouvoir facilement trouver l’emplacement du spotter qui avec ses jumelles pourra identifier les symboles sur le tableau. Cette première étape se passe sans encombre et Moupi trouve très vite un emplacement idéal. La deuxième étape est plus délicate, il faut que je me rapproche pour trouver un angle de tir sur l’une des deux cibles. Je descends la bute en direction des cibles pour réduire la distance, quand je suis trop prêt pour marché je me baisse puis je rampe pour être encore plus discret. Apres une dizaine de mètres en rampant je suis à distance je vois la cible… en y repansant j’avais un emplacement parfait mais il y a quelques branches et cela me dérange, l’ensemble du dispositif est tellement bien en place que je ne veux pas louper la cible, je décide donc de me décaler d’1m sur la gauche et là c’est le drame ma ligne de vue croise franchement celle d’un orgas et Bim il siffle et envoi l’homme jalon me déniché, je suis out avec un gros gros gros gout d’amertume !! désolé Moupi j’étais trop gourmand !!

Retour en zone safe pour attendre les derniers concurrents.

20h30 : l’exercice se termine et nous attendons les orgas pour connaitre notre future destination.

Le temps passe, de longues minutes passent et vers 23h00 ils arrivent enfin. Nous devons passer slot par slot dans les ruines du village voisin pour réaliser le rapport de notre renseignement du matin. Il est tard et nous sommes fatigués Moupi laisse sont AK mais personnellement je sens l’embrouille, nous sommes le groupe avec comme indicatif Alpha donc nous partons en premier, nous suivons l’orga jusqu’au village en ruine et on nous demande de faire notre rapport au cul d’un 4x4, sans pouvoir dire un mot deux types nous saute dessus et nous mettent à terre manu militari, nous essayons de nous débattre mais rien n’y fait !! ils nous transfert dans une pièce ou ils nous stockent comme du bétail sans que nous aillons le droit de faire de bruit sous peine de brimades…

Je ne vais pas décrire cet épisode mais je voulais souligner la maitrise de l’ensemble des intervenants pour nous mettre dans l’ambiance tout en sécurité, personnellement j’aurais « aimé » que cela aille plus loin mais comme nous en avons déjà débriefé c’est un exercice vraiment compliqué à gérer !! Merci à tous ce sera un moment inoubliable dans nos vies d’Airsofteur !!

Vers 01h00 le dimanche nous sommes relâchés par un agent infiltré quand il m’enlève le tissu que j’ai sur la tête je suis désorienté, je ne me retrouve plus et la nuit n’arrange rien, je cavale tout droit jusqu’à retrouver quelque chose que je reconnais. Enfin un bout de chemin que j’ai déjà vu je pars dessus et j’arrive à notre ancienne zone safe, j’y retrouve Moupi qui m’indique tout d’abord qu’il a reçu une enveloppe avec des coordonnées et que malheureusement il essaye de réparer ces inserts de vue dans ces lunettes de sécu, dans le noir il n’y parvient pas, nous décidons donc de nous mettre hors-jeu et de retourner voir nos geôliers pour faire une réparation complète et pouvoir repartir. Avec 1 bonne demi-heure de retard sur les autres nos partons de la zone direction le prochain point.

Partie 5 : Dernier exercice et FINEX

Les instructions sont les suivantes, nous devons nous rendre à un point précis ou passera une cible à abattre (chaque slot à une cible différente), elle passera à partir de 06h00. Nous gardons notre stratégie de vouloir dormie le plus près du point pour éviter les ennuis le lendemain matin. Il est 2h du matin nous sommes exténués nous marchons vite, sur les chemins et avec la lampe… on se dit ça passe où ça casse. Bien sur tous se passe bien jusqu’à se que nous arrivions pile-poile sur notre point, deux lumières s’allument puis 10 et un pickup arrivent sur place presque instantanément. D’abords nous avons pensés que c’était fait exprès qu’ils nous cherchaient nous spécifiquement (pourquoi ils sont précisément ici ?!?!?) mais ils nous expliquent que c’est un hasard, après nous avoir plaqué au sol et s’être un peu moqués de nous il nous laisse partir dormir (un peu de pitié je pense lol), bien entendu nous perdons des points pour le classement final. Nous nous enfonçons dans la végétation pour trouver un coin calme pour dormir.

05h15 réveille, on range le matoss et direction la zone de tir, Moupi se poste de façon à visualiser les deux coté de la route tandis que je me place de l’autre côté pour pouvoir tirer sur une cible mouvante venant de la droite ou de la gauche. Je me camoufle bien pour ne pas être dessellé par d’éventuels patrouilles qui fouillerait les abords des routes avant et/après le passage de la cible. 06h00 nous sommes bien en place, nous communiquons par radio RAS, quelques blagues, puis silence j’anticipe le trajet de notre exfiltration, je calcule pour que tout se passe pour le mieux, je reprends ma radio mais problème Moupi ne répond plus. Je commence à baliser « il s’est fait choper », je sors de ma cachette je ne le vois plus, j’appelle à voix haute MOUPI !!!!!!!!! et là la radio se remet à émettre, oui ???

Moupi dormait comme un bébé !! après un bon fou rire le sérieux revient très vite mais toujours pas de mouvement.

07h00 RAS

08H00 RAS

09h00 ça bouge, d’abord une patrouille à pied passe devant nos positions silence, puis 1 pickup qui se stationne pas loin puis un deuxième. Au même moment une patrouille fouille les abords des routes (donc j’ai un mec dans mon dos qui fouilles les buissons et du monde sur la route devant moi) je ne bouge pas d’un poile et sa passe. A ce moment précis Moupi m’informe que la cible passe devant nous. Je décide de ne pas tirer pour que les patrouilleurs ne nous trouvent pas, pari gagné au bout de quelques minutes tous se petit monde s’éloigne et Moupi et moi pouvons partir direction l’exfiltration, il est 9h20 et l’exfiltration est à 11h30 précise. Nous marchons avec une vigilance à 200% jusqu’à une centaine de mètre de l’objectif nous entendons l’OPFOR sur zone, nous nous terrons, une patrouille manque de peu de nous desseller, se sont les derniers instants 11h00 les patrouilles cessent et les ennemies sur le point quittent la zone, nous nous rapprochons et tombons sur les autres slots. 11h30 les véhicules nous ramassent, nous rentrons au point de départ

FINEX !!

De la part de Moupi et Clémonovski merci à l’ensemble des organisateurs de créer des évènements de ce type, c’était un réel bonheur de participer à cet évènement. Merci aussi à l’OPFOR pour la qualité de leurs interventions, l’investissement personnel et matériels (notamment les véhicules).


Bisous des alsaciens !!

 

 

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Retex binôme Fleck Cible Airsoft :

 

 

Ce weekend nous avons participé au challenge Crossroad level 3 organisé par BSO Games.
Ce dernier niveau a été à la hauteur de nos attentes et nous a réservé quelques surprises mémorables.
Un grand merci aux organisateurs, aux OPFOR et aux concurrents pour leur investissement dans cet évènement de qualité !
 
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Retex Komando Phenix https://www.facebook.com/permalink.php?story_fbid=pfbid036mywgHw3RWY2TmG6zZ2m6gx61cVRxNwomimPvUc7G6kxRaHhmZJgb8Ya4tjheapfl&id=100052053476943

 

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RETEX CROSSROAD 3, 5/7 Mai 2023.

Après avoir participé l’an dernier au challenge Crossroad lvl2, Le binôme Benounn/Trafalgar s’engage sur Crossroad lvl3 avec pour objectif de terminer premier cette année et rétablir l’honneur de l’équipe.

Trafalgar :
Physiquement OK, mentalement encore en Guadeloupe...
Départ 14h de Grenoble
15h récupération Benounn chez lui et nous voilà partie pour 3h30 de route direction La Verdière
18h15 pose Burger King
18h50 on se pose non loin de chez Larcenn sur un chemin pour manger et nous préparer car nous avons rdv à 20h équipé chez lui (pas avant).
20h nous arrivons chez Larcenn

Nous voilà prêts pour le briefing rapide et efficace de Mino, nous sélectionnons notre identifiant qui sera DELTA. Nous sommes pris en photo et nous nous connectons à un système de suivi GPS pour être localisé en cas de problème et/ou de retard.

20h45 : Nous embarquons tous dans un camion. La consigne : « les gars, on simule un parachutage, donc vous allez descendre du véhicule en route. Quand la lumière ici passe au vert, vous sautez. ». Après peut être 10mn de route, la porte s’ouvre, le camion continue de rouler. Nous sautons les derniers du camion et partons directement dans la verte. Nous marchons 2 min et un groupe de 10 cochons bien énervés, nous passe à 10m...
Benounn rentre le point UTM sur iphigénie et nous voilà partis. Il y a une courte section à faire en forêt avant de pouvoir retrouver une piste que nous pourrons longer ; Après avoir fait une rapide pause pour retirer les épines plantées dans les bretelles des sacs nous atteignons la piste, Traf sort la NVG et en bon spotter ouvre la marche. Avec la pleine lune qui se lève la visibilité est parfaite.
Nous marchons à un rythme très soutenu tout en étant très attentif à chaque croisement, chaque zone ouverte, etc cela nous permet de gagner beaucoup de temps et…

22h : Nous arrivons les premiers sur le premier exo. Etant spotter, Traf doit réaliser un parcours de tir avec des consignes précises et une pression constante des instructeurs. La consigne est simple : tu démarres à mon « top », puis 1 tir sur la cible 1, 2 sur la cible 2, 3 sur la cible 3, 1 sur la 4, 2 sur la 5 et 3 sur la 6. C’est chronométré, je veux une belle progression tactique, tu identifies bien tes cibles, c’est toi qui annonces finex.« Allez go » et je pars avant que mon instructeur ne me rappelle : « t’écoutes pas les consignes toi ou quoi ?». Je ne comprends pas. « Je t’ai dit de partir au « TOP » et toi tu pars quand je dis go. Gros moment de solitude dans ma tête... Ça démarre, premier tir je loupe la cible... merde mon T1 n'est pas allumé... je me corrige enchaine les tirs, Finex. Un instructeur me donne un chiffre qu'il répète 3 fois 30,30,30. L'autre instructeur enchaine sur des questions « Tu avais combien de cibles ? » « Tu as tiré combien de billes ? » « c’est quoi le chiffre que mon collègue t’as donné ? » « il te reste combien de billes dans ton chargeur ? » « 30+12 ça fait combien ? ». Ma prestation reste moyenne. De son coté, Benounn est sur un atelier de tir au snipe de nuit. Une cible à abattre à une cinquantaine de mètre, entourée de cyalumes (à peine visibles), et un exercice où on lui éclaire la cible 5 secondes, et où il doit la toucher avant qu’elle ne s’éteigne. En soit l’exercice n’est pas particulièrement difficile, mais si on ne connait pas la distance et la correction à apporter à son tir cela devient impossible car la nuit il n’y a pas la possibilité de corriger son tir en cas d’échec

22h15 : On nous donne les coordonnées du second point à atteindre, sur lequel il faudra se positionner pour une phase de renseignement à 7h. Benounn reconnaît le point rapidement sur la carte, on décolle rapidement de la zone.

23h15: Nous arrivons sur zone on chipote pour savoir si on se couche ou si on fait une reconnaissance de la zone... on décide de se coucher pour passer une bonne nuit. On se cale sur la crête pour dormir.

5h30 : le réveil sonne, nous plions nos affaires que nous laissons sur place et à 6h nous nous mettons en route et décidons de nous placer sur la face Sud de la zone, en prenant 2 points d’observation différents mais tout en restant à portée de vue et de voix.

7h : je sors les jumelles et mon carnet de notes : je suis bien placé. Un véhicule arrive, puis un second l'exercice de renseignement commence.
Je note énormément d'informations et Benounn enchaine les photos

7h30 : Les véhicules repartent, nous faisons un résumé de ce que nous avons vu et entendu, de telle sorte que nous soyons sûr de n’avoir rien oublié. Nous enchaînons sur la récupération des sacs et le trajet vers notre point d’extraction que nous devons atteindre avant 9h30

9h : On arrive au point d'extraction, on se calera à couvert pour se reposer et rédiger le compte-rendu final d’observation. La température commence à monter, nous sentons que nous avons bien fait de prendre pas mal d’eau.

9h30 On embarque dans le camion qui nous emmène au nouveau point.

9h50 : Larcenn nous pose et nous dis que nous avons rdv avec Mino en haut d'une petite montée, on décide avec benounn d’enchaîner rapidement… Juste pour montrer aux autres qu’on n’est pas fatigués ! ^^

10h05 : nous arrivons les premiers Mino nous donne les consignes : « à partir de ce point, azimut 300. A partir de ce point azimut 58. C’est là que vous devez aller pour l’atelier suivant mais attention, dès que vous partez, la zone est hostile. Benounn fait rapidement la topo sur carte et rentre le point sur Iphigénie, pas de difficulté, on décide d'évoluer hors-piste car trop risqué.
Effectivement au lieu de prendre la piste la plus évidente pour aller en pente douce vers l’atelier nous choisissons de descendre plein nord dans la forêt pour récupérer en contre-bas une piste secondaire qui devrait être moins ou pas surveillée. Nous contournons ainsi l’approche directe arrivons sur le point d’exercice par le nord.
Alors que nous sommes seulement à quelques centaines de mètres de l’objectif nous apercevons une sentinelle.
Nous prenons donc à couvert par la végétation. Plus loin une 2ème sentinelle est aperçut qui nous oblige à retourner à couvert et à progresser hors sentier jusqu’aux ruines où aura lieu l’exercice suivant. Clairement nous sentons que la pression sur les transitions entre ateliers est de plus en plus forte. D’ailleurs tout ne s’est pas passé comme prévu pour tout le monde !

11h45 : Nous arrivons 2ème sur un atelier sniper et un atelier spotter. Un des binôme a tenté de passer tout droit et s’est passé visiblement ! Traf part de son coté avec Kami et Papou, mes 2 instructeurs du 1er atelier. Consigne : 2 tirs au buste puis 1 tir à la tête sur chaque cible, une fois que Kami donne le GO pour chaque cible, en moins de 5 secondes pour les 3 tirs. Mais avant cela, il va me faire faire des exercices physiques : « 30-15 ça fait combien ? » « 15 » « ok tu gardes ton sac à dos et tu fais 15 pompes. Je m’exécute puis au milieu de l’exercice : « 15+5 ça fait quoi ? » « 20 » « ok tu me fais 20 abdo » etc etc. Puis il me fait courir. « Continue à courir et chante-nous une chanson !! ». Je pars sur Au claire de la lune mon amie Pierrot.
Après Kami me lance le go pour les tirs, j'enchaîne les tirs à des positions différentes ( allongé, assis, à genoux , transition PA etc )
A la fin kami me pose des questions ou je dois répondre rapidement dans le même style que le soir d'avant.
J'ai trouvé l'exercice plus facile que l'année dernière.
Benounn de son coté fait un exercice de tir « stabilité » beaucoup moins fatiguant !
1 cible à atteindre à 50m avec des perturbations extérieures. Du Bruit (et heureusement pas l’odeur), une obstruction de la lunette. Etc.
12h05 : A l’issue de l’exercice, on nous donne des coordonnées UTM d’un point à rallier qui se situe à proximité de "Bury". On part immédiatement de l’atelier (toujours pour mettre la pression…) car on est toujours plus en sécurité quand on est loin des orgas !
Nous progressons une quinzaine de minute avant de faire une bonne pause de presque 1h. Nous en profitons pour sécher tout ce qui doit sécher après l’humidité de la nuit précédente. Pieds, duvets, sous-couches, etc et nous faisons un repas chaud.

13h15: Après cette pause nécessaire on part pour le point et décidons d'évoluer hors chemin. La progression est assez difficile car la chaleur devient de plus en plus forte et l’itinéraire passe à proximité d’habitations, de zones grillagées etc qu’il convient de contourner.
15h15: Nous arrivons sur zone, et avons quelques dizaines de minutes pour se reposer avant l’arrivée d’un véhicule orga, la zone est maintenant sécurisée, on peut y aller. Plusieurs binômes sortent des fourrés. Mino nous donne les instructions pour la suite.

Exercice « Azimut distance » : « à partir de ce point, vous prenez un azimut 300 sur 544m, puis à partir de là, un azimut 190 sur 732m Vous trouverez un 4x4 noir avec Kami qui vous exfiltrera. Mino nous annonce que les azimut sont safe mais hors azimut on tombera sur des patrouilles.
Nous traçons les azimuts sur la carte et validons les points A, B, C.
Ce qui est safe, en gros, c’est l’azimut pour aller du point A au point C. Pas celui qui va de A à B puis de B à C. Mais… on n’avait pas compris comme ça… On arrive proche de B, et on tombe sur une patrouille.
Merde ce n’était pas la bonne interprétation... On se cache vu que nous avons déjà marché jusque-là nous sommes réticents à rebrousser chemin. Nous décidons de contourner cette petite patrouille par les hauteurs de la position ennemie afin de redescendre sur le point par la suite. C’est un détour, mais nous avons localisé une patrouille c’est déjà un avantage en soit.
On s'engage dans les kéké et nous arrivons à procimité d’un second groupe d’ennemis (1 véhicule ennemi avec 3 patrouilleurs), nous nous éloignons mais la patrouille a opéré un mouvement vers nous et nous sommes repérés. Trafalgar n’hésites pas et prend le large, Benounn quant à lui estime que se cacher est suffisant. Le patrouilleur approche et capture Benounn qui ne peut pas répliquer à bout portant avec uniquement son bolt. Trafalgar caché à une vingtaine de mètre abattra un pax ennemi mais ne pourra rien faire contre les renforts envoyés en nombre. Il remonte 300m plus haut dans les kékés.
Trafalgar hésite entre y retourner et se battre 1 contre 3 minimum ou essayer de m'extraire au point de RDV de Kami. Je décide la deuxième option je sors la carte boussole et GPS et me rend compte que je n'ai rien noté... je connais juste le cape sud-est. Je définis un point plus ou moins bon à 100m près et entame la progression solo.
Il fait 800m et se fait à nouveau repérer par la même patrouille en traversant une éclaircie. Merde, je cours dans les kéké ils me chercheront mais s'arrêteront à 5m de moi.
Pendant ce temps Benounn qui a été capturé et blessé à la jambe est ramené au véhicule pour y être à nouveau fouillé et maintenu captif le temps de procéder aux identifications et vérifications d’usage. Un petit gage plus tard je suis remis en jeu.
Le gage consiste à retourner à mon point de départ (en montée donc) en courant avec sac et réplique sur le dos. L’idéal pour se refaire une condition physique ! Merci pour la bonne idée 😉

Après cette grosse perte de temps :

Benounn reprend contact avec Traf à la radio, annonce qu'il est remis en jeu au point de départ. Je lui donne ma position et il me rejoint 20min après.

Nous progressons par un itinéraire pas du tout adapté, très touffu et difficile, mais heureusement sans nouvelles patrouilles. Nous arrivons sur le chemin à 100m du point et croisons Mino qui nous demande de descendre sur la Blaquette pour l'exercice suivant et que le chemin et safe. Nous comprenons que c'est un échec mission pour nous le premier d’une longue série...
Notre progression nous aura coûté du temps de repos, une énergie folle pour échapper aux patrouilles. Heureusement que nous avons un peu de marge.

18h30 : Après un bon temps de repos à la Blaquette nous démarrons l’atelier: exercice « sniper scout ». Avec le débroussaillage que nous avons opéré l’après-midi Benounn est obligé de faire un nettoyage complet de la réplique et perd une partie de ses réglages de tir. Il manque un peu de temps pour se préparer mais décide tout de même de partir pour l’atelier. Nous choisissons de partir du même côté que l'année précédente. Notre progression est rapide et efficace au début. Puis… un sniper non loin de Benounn se fait repérer. Benounn engage son approche et un coup de sifflet retenti. La situation est gelée, un orga approche dans sa direction guidé par la voie de Mino. Il s’arrête à 3m de moi. Ouf. L’observateur n’a pas pu évaluer correctement la distance. Benounn initie une sache retraite, mais le sifflet retentit à nouveau, nouveau coup de stress. Ouf, à nouveau. Traf aide Benounn à choisir le bon moment pour rebrousser chemin et tenter une approche par un autre itinéraire.
Nous décidons de changer de position et de redescendre 5m sur notre droite. Je suis idéalement placé pour voir le tableau d'identification Benounn descend en rampant 5 m en contrebas de moi pour effectuer le tir.
Après une nouvelle approche stressante, Benounn arrive en position de tir, il est à bonne portée 30m. Et en vue du panneau d’identification. L’idéal. Il décide d’annoncer son tir mais merde il a perdu sa radio en chemin. La radio est entre nous deux. Traf descend la récupérer pour la lancer à Benounn qui ayant rebroussé chemin pour retrouver sa radio manque à nouveau de se faire repérer.
De nouveau en position de tir, il s’annonce à la radio : 1er identification OK 2 ème Benounn ne voit pas bien le symbole Traf lui souffle la réponse une flèche vers le haut. Identification OK, c'est le moment du tir. 1er tir loupé, 2ème tire loupé Traf pris pour que le 3ème passe et la bille tape la corde qui tient la cible à 5 cm près... Benounn ne voit pas la trajectoire des 2 premières billes et ne se rend pas compte qu’en contre-haut et à cette distance il n’était pas nécessaire de viser plus haut que la cible.
Finex exercice nous sommes bien dégoûtés… d’autant plus que lorsque nous retournons à nos sacs les wolfs réussissent un splendide tir à une soixantaine de mètres…

19h30 La nuit tombe, on en profite pour manger et se reposer, Mino vient nous voir : « bon les gars, chaque groupe va passer un par un là-haut pour un debriefing du rens’ de ce matin. C’est une séquence importante, alors soyez précis dans les informations remontées ». Les groupes se succèdent mais on ne les voit pas revenir. C’est notre tour, on arrive sur le lieu et voyons 6 paxs à côté d'un 4x4 en train de faire du café... Je sens la douille et Benounn aussi... Strike : « nous demande un stylo ». Un homme me saisit dans le dos et m’envoie au sol sans que j’aie le temps de faire le moindre mouvement : la même pour benounn qui se retrouve également immobilisé : le coxage commence. On nous attache les mains dans le dos et on nous met une cagoule sur la tête puis il nous emmènent dans une ruine où tous les premiers groupes sont là, un homme passe nous voir individuellement et nous demande à l’oreille si tout va bien. Là on est hors rôle play. C’est ultra immersif, dans l’attitude, les mots, la pression qui nous est mise.
Traf commence à compter les pax, leur armement le type de camo qu'il porte et de définir le chef. Je repère la sortie principale et une sortie sur ma droite qui je sais donne rapidement dans les kékés. Ils commencent à sortir les collègues un par un dehors, quand vient mon tour un pax me lève et je sais qu'il faut que j'essaye de m'échapper, je me défais de mon garde et je cours jusqu'à la porte, malheureusement à cause du manque de visibilité je tape l’épaule dans le mur et me fait rattraper par la capuche et on me plaque au sol. Ils me sortent dehors et nous regroupe par 6 assis dos à dos.
Je décide de mettre la zizanie pour les mettre sous pression et là j'ai mangé...
Benounn de son coté, complètement aveugle par la cagoule et la nuit ne peut que communiquer brièvement avec ses voisins et tente de monnayer sa vie et celle de son binôme contre des informations.
Alors que ça commence à sentir l’exécution sommaire, il est libéré par un agent infiltré. Sort de la zone contrôlée pour attendre son binôme.
Traf qui aura bien énervé les geôliers aura le privilège d’être libéré en dernier. L’agent de la DGSE abat les 2 Pax qui accompagne le prisonnier et dit de courir. Je reconnais directement le chemin et part en direction de mes affaires. Le binôme est à nouveau réuni. L’alerte est donnée dès le départ de Traf et c’est dans une course éperdue que nous rejoignons nos sacs et disparaissons dans la forêt.

L’agent de la DGSE nous a fourni une heure, une identité et un lieu. Nous devons très certainement abattre un VIP sur une certaine zone le lendemain matin. Nous faisons un point topo sur iphigénie uniquement et benounn avec la fatigue ne prend pas le temps de vérifier le point avant de s’endormir. La zone de la cible est au pied du village que nous venons de quitter. Un peu étrange comme position. Benounn vérifie plusieurs fois sur iphigénie qui semble ne pas fonctionner comme d’habitude. Des patrouilles situées entre nous et les ruines ainsi que la présence de quelques autres binômes dans les environs finissent de nous rassurer sur le fait que c’est le bon point.

Cependant après une bonne nuit, une approche rapide vers notre cible et presque 2 heures d’attente sur une zone de tir qui n’a rien d’évidente, benounn vérifie à nouveau la position et se rend compte que nous sommes dans les choux. La zone de tir se situe à plusieurs kilomètres. Nous sommes bien dépités et à ce stade sommes sûrs d’être en fin de classement.
Benounn reconnecte sa balise GPS pour s’assurer que l’orga aura l’info que nous sommes bien loin de là où nous devrions et nous entamons rapidement notre extraction vers un point où de sinistres souvenirs nous reviennent en mémoire.

Au 1/3 du chemin nous approchons d’une piste très passante. De nombreux véhicules et des pas patrouillent et nous obligent à faire des pauses et à passer à travers la forêt. Nous comprenons rapidement qu’il ne sera pas possible d’emprunter les chemins plus que quelques minutes. Nous croisons un solo qui est bloqué au même endroit que nous.
Tentons une 1ère insertion dans les kékés, mais la pluie qui tombe depuis 1h et la densité de la végétation nous oblige à faire demi-tour. A ce stade ayant totalement raté nos derniers ateliers nous serions prêts à rentrer par la piste et à se déclarer hors-jeu. Nous trouvons tout de même la ressource pour une nouvelle approche et arrivons à progresser par des pistes abandonnées. La progression est lente et fastidieuse mais la densité de la végétation a un peu diminué.
Nous récupérons une piste secondaire qui peut être sera moins surveillée. Seulement après quelques minutes de marche, nous tombons sur un pax qui nous intime l’ordre de nous arrêter. Ni une ni deux, nous plongeons dans la végétation et par chance, nous ne nous retrouvons pas bloqué par un épais mur végétal. Ayant profité de l’expérience de la veille nous ne stoppons notre effort avant d’être sûrs d’avoir distance notre poursuivant. Cette fuite en montée hors sentier nous aura bien entamés et nous en profitons pour manger une barre de céréales avant de reprendre notre progression.
Pour rejoindre le point d’extraction, plus question de prendre des pistes. Nous devons cependant en traverser quelques-unes. Et nous les traversons à bonne distance des carrefours qui semblent tous surveillés. Rarement je n’ai autant senti la présence de patrouilleurs lors d’une exfiltration. Nos efforts hors sentiers payent car nous arrivons à progresser relativement régulièrement et rapidement. Une dernière piste à traverser et nous serons « safe » pour redescendre une large zone de lapiaz vers notre point d’exfiltration.

Malgré notre retard au démarrage, nous arriverons sur place vers 10h. Le point semble surveillé et nous nous positionnons à couvert à bonne distance le temps de prendre quelques dizaines de minutes de repos avant l’arrivée de nos véhicules d’extraction.
Nous en profitons pour discuter avec un binôme et un solo (qui sera tombé dans l’embuscade tendue par notre poursuivant – désolé).

Quelques temps avant l’heure de l’extraction, les ennemis quittent la zone.
Les hélicoptères de transport font un 1er passage au dessus de la zone. Nous nous positionnons pour pouvoir monter en route lors du 2ème passage à 11h00 précise.

FINEX pour le Komando Phénix et l’ensemble des concurrents (tous sont allés au bout du challenge)

Nous faisons tout de même la restitution du Rens à Strike à notre arrivée sur la zone Orga.
S’en suit un debriefing convivial et constructif avec l’ensemble des participants, concurrents, organisateurs, amis, patrouilleurs etc.

Résultat, nous finissons 2ème du Challenge (hé oui tout le monde a fait des erreurs, donc nos grosses boulettes ont été compensées par celles des autres et par nos réussites et vitesse de déplacement en début d’opé.)

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Retex OPFOR Phocéens Milsim Groupe :

 

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Crossroad 3
Ce week-end et durant prêt de 40 H
Nous avons eu le privilège de participer en tant que OPFOR à Crossroad 3 à la Verdiere dans le haut Var, qui a réuni plusieurs participants venus des 4 coins de la france pour la 3ème fois pour la plupart d'entre eux.
Nous ne rentrerons pas dans les détails pour des raisons confidentielles qui sont de ne pas révéler les étapes de ce challenge.
Je tenais à remercier l'ensemble des participants
Les Orgas
Mino
Kami
Mais aussi strike
Larcenn
Otak
Les ATMS
Spartak
Tonton
Playmots
Gisas
MckNight
Ainsi que
Papouner
Circus misteur
Jb Buil
Mes camarades phocéens
Kenny guibaud
Jeremy Nt.
Ça a été un très grand honneur pour nous d'être à vos côtés et de partager durant tout ce week-end des moments aussi forts dans cette OP de très grande qualité avec une ambiance vraiment géniale, on s'est bien éclaté et la collaboration a été excellente !
Quand vous voulez on remet ça....
Merci également à tous ceux qui ont participé à ce challenge, ça n'a pas été facile, le climat été assez capricieux, et nous vous avons traqué sans relache durant toutes ces heures de jour comme de nuit et vous avez été très combatifs, vous avez rien laché, encore Bravo les gars, bravo à tous c'est vraiment une OP réussie !!!
À bientôt
Les Phocéens.
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RETEX CMC3
par Saga, solo CHARLIE
vendredi 1800
arrivée au point de rdv transmis par message privé sur le site BSO Game,
je commence à me préparer et rencontre un binôme en attente, je finis donc de me préparer, puis les rejoints pour un moment d’échange, étant tout neuf dans la pratique sous règlement Acp, j’ai chargé mes chargeurs en emport réel donc 50bb sur moi, et en discutant je pose quelques questions et on me dit que je peut en prendre sur moi, qu’il y aura sans doute des atelier de tir… donc je retourne à l’endroit ou j’ai laisser mes affaires et prépare un petit sachet de bille et décide finalement de prendre ma ghillie que je trouvais inefficace sur ce terrain. Quelque autres véhicules arrivent, 2000 nous nous regroupons et nous nous dirigeons vers le briefing.
Là, rappel de quelques règles de sécurité, on sent tout de suite un sérieux et une bienveillance de la part de l’orga, rappel du mot de passe de secu …
À tour de rôle nous sommes appelés et tirons un papier dans un bob, dorénavant je porterais l’indicatif Charlie.
On nous demande d’installer une appli tracker gps que nous devons actualiser de temps en temps pour que les orgas puissent temporiser les ateliers convenablement si besoin.
 
On nous demande de prendre note de coordonnées utm puis nous montons dans un transport, à 12, simulation de parachutage, un boîtier sur la porte avec trois lumières, rouge on ouvre la soute, orange en attente, vert on saute!
mise en condition immédiate, le véhicule roule un peu trop vite, le premier binôme saute, l’un d’entre eux se retrouve sur le cul mais ça à l’air d’aller, je sauterai donc en deuxième, ca secoue mais ça passe, je m’éloigne dans la verte aussi vite que possible, je me pose un petit instant pour faire un point carto, azimut, distance et je m’enfonce dans la végétation, nous avons une lune pleine et un ciel dégagé, il fait presque jour, au bout de 15 minutes je me rends compte que la végétation et très hostile! je fais l’erreur de passer à travers un buisson à aiguilles, étant sec une quantité d’aiguilles me tombent dessus, s’accrochent à moi, elles sont très petites et piquantes, au bout de trois pas, je me rends compte que j’en ai partout, la ceinture du sac à dos en est pleine, c’est passé sous ma ubas, j’en ai dans le dos, l’élastique du caleçon, je m’entête et continue à avancer mais impossible c’est insupportable, je prends le temps et je me fous presque à poil et enlève les aiguilles de mes fringues, me rhabille et repars.
Ok je respire, je ressors ma carte et cherche un semblant de sentier, j’ai perdu pas mal de temps, mais il me reste 150m à travers la pampa pour rejoindre une zone plus aérée, je galère mais finis par y arriver.
 
Je marche sur un chemin très large, peu fréquenté je pense, je reprends un rythme normal de marche,
soudain à 800m de mon objectif j’aperçois les phares de ce que je prendrais pour une patrouille, je sors très vite du chemin, je me couche derrière un massif végétal et ne bouge plus, ils avancent dans ma direction mais à 50 m de moi s’arrêtent et fond demi tour, j’attends une ou deux minutes le temps que mon cardio redescende de 20 bpm, je prends conscience de la menace, le stress se renforce, je reprends un itinéraire plus safe, j’entends des voix au loin, je me rapproche et commence à observer la zone, à ce moment je ne sait pas si je dois y aller en détente ou si c’est les patrouilleurs, il y beaucoup de coups de lampe dans tous les sens, comme si on cherchait quelqu’un, je finis par voir un gilet jaune donc comprends que c’est safe, je sors des buissons et me dirige vers un véhicule, on me dit de rejoindre le groupe qui est plus loin de prendre 5 min pour me reconditionner et de les rejoindre.
On me dirige vers le premier atelier:
J’avance vers un pas de tir, un bâton au sol comme limite, une distance de 40 m,
une cible éclairée par trois cyalume bleu,
dix essais possibles et la question: ta lunette est rétroéclairé? bah non ça ne sert à rien? si? À part se faire chier avec des piles? bref
premier tir, je vois rien, ma bille part dans l’axe ca je le sais mais à cette distance elle doit sans doute passer au dessus, deuxième tir je vise en dessous de la cible de 20 cm j’entend ma bille taper le tronc dernière à dix mètres, À la 7 ème tentative je décide de viser vraiment plus bas, et ça passe!
ensuite depuis le même poste de tir, position libre également, cible à 50 m, lorsque je dis prêt, on me dit feu, la cible est éclairée 5 sec et c’est fini.
je toucherai celle ci sans souci, fin de l’atelier.
Je retourne vers mon sac et l’on se dirige vers moi pour me redonner des directives, Cette fois on me donne une mission de renseignement, un horaire et une coordonnées de l’événement, puis une coordonnées et un horaire pour extraction. point carto, estimation de la distance et de l’itinéraire, 2100 m à vol d’oiseau.
 
0030 je me met en route pour le point de rens, le chemin se fait bien, à bonne allure, la végétation n’est pas très dense, je n'emprunte pas de chemin mais avance prudemment, j’arrive sur une falaise, avec un point de vu parfait pour prendre quelques info, je me rend vite compte qu’un binôme à posé son bivi á deux pas, donc je bouge faire de même plus loin pour ne pas les déranger.
Au moment de partir je ne retrouve pas ma frontale, et chercher une lampe sans lampe c’est clairement chiant, 5 min pour la trouver je me casse enfin, (dsl les gars pour la gêne occasionnée).
Je me trouve une place, me chauffe un truc à manger vite fait et me pieute, 2h de repos.
 
0600 je suis réveillé par le froid depuis une bonne demi heure, je replis le bivi et me dirige vers le point de rens, je n’ai jamais fait ça, je ne sais pas ce que l’on attend de moi, je trouve un spot pas trop loin pour entendre d’éventuelles échanges verbales, et avoir ce que j’estime être une bonne visibilité de la scène, 0700 je suis en position, patiente, jusqu'à l'arrivée d’un premier véhicule, puis un autre, je prend tout ce que je peu, plaque, marque, model des véhicules, masse de clichés puis ils repartent, je récupère mon sac laissé non loin et me dirige vers le point d’extraction,
rdv à 0930, 3700m de marche, en descendant une crête, une pierre ce décroche après mon passage et me tape dans le mollet et la cheville droite, sur le coup je suis bien sonné, je prend deux minutes pour voir ce qu’il y a, ça ne semble pas grave, je reprend la route, la douleur s’estompe petit á petit. je croiserais plusieurs binôme sur la route et ferai même un bout de chemin avec ceux que j’ai dérangés la veille.
Nous arrivons 30 min avant, nous nous séparons et nous nous mettons à couvert pour patienter, deux véhicules arrivent, nous montons dedans et prenons la route.
A ce stade, 14km, moyenne de progression de 3,2km/h, 91 m D+, 246m D-.
 
Nous sommes déposés en bas d’un chemin de terre rouge, ravitailler en eau, je reprends la route, on nous annonce la route comme safe, le soleil tape déjà très fort, pas d’ombre ici, ca grimpe sec, pas très longtemps mais une fois en haut, délivrance, là je reçois un azimut depuis l’endroit où nous sommes et un autre depuis un autre point, donc c’est partit pour trianguler la position de destination, je n’arrive à rien, je doute de mon résultat, la fatigue commence à se faire bien ressentir, le manque de concentration, le stress tout est là pour me faire perdre confiance en mes connaissances, là un binôme à côté de moi demande si les coordonnées sont vérifié avant le départ par l’instructeur, il répondra, nous sommes sur le cmc niveau trois, là je prend conscience que je ne suis pas sur la troisième édition mais sur le lvl trois du crossroad, cela implique que sur les deux édition précédentes, les stagiaires ont acquis des connaissances lors des différents ateliers, que là il s’agit d’appliquer le savoir, pas de corrections, pas d’info supplémentaire, tu te trompes, tu marcheras deux fois plus c’est tout. OK la pression monte de plus en plus, allé je me ressaisis, et reprend mon travail de triangulation à zéro, je retombe sur le même résultat, donc je décide de me faire confiance et j’y vais, on est pas loin, 1600m à vole d’oiseau, je me dit, cool ça descend, c’est pas loin, la végétation est plutôt favorable, je suit un binôme, Golf, qui empruntera le chemin, mais je resterais moi dans la foret, sur la droite du chemin, car nous sommes toujours en territoire ennemie, et sous la végétation il fait plus frais, à un moment le binôme Golf est repéré, ils font demi tour, et s’enfonce dans la pampa dans ma direction, je suis alerté par la même occasion, ils s’enfonce à toute allure dans la densité de la brousse, moi je choisis de poser mon sac à terre, sortir ma ghillie et recouvrir mon sac avec, et me plaquer au sol, j’entend un groupe de patrouilleurs parler, ils se rapprochent, ils sont clairement à la recherche d’un binôme, je ne bouge pas, ils passent devant moi, à 20 m sur la route, puis finirons par faire demi tour et je perdrai le contact visuel sur eux, bon, là je comprend que la destination n’est pas lointaine, mais que le territoire est très bien gardé, je m’enfonce dans la foret à mon tour, me dit que je dois contourner bien plus, mais soudain, non loin de moi j’entend, « stop! Qui va là?, A TERRE! A TERRE! » trois tirs suivront, je comprends à ce moment que ce n’est pas pour moi, mais aussi qu’un autre concurrent est tombé sous le feu ennemi. Là j’ai énormément de compassion pour lui, sachant ce que ça représente, et je recule le plus discrètement possible, il fait chaud, le sol est plein de feuilles mortes et de branches sèches, il est impossible de faire le moindre pas en silence, les branches frottent sur le sac, tu es retenue constamment par des branches, c’est l’horreur, je recule donc de 50m et vois mon binôme GOLF réapparaître, je sors ma ghillie, et prends une position défensive, je ne tomberai pas seul c’est décidé, les choses se tasses, je rebrousse chemin et décide de prendre le risque de traverser la route où la patrouille était 15 min avant, et de rallier mon objectif par le sud plutôt que par le nord, Je refais un point carto pour tracer un itinéraire, j’arrive á traverser la route sans encombre, en ayant reculé de 400m je prenais peu de risques, j’avance assez vite, jusqu’a ce que je tombe sur une propriété, et là j’hallucine, je vois trois caravanes, puis j’en compte très vite une dizaine, un chapiteau, du linge seiche au soleil, il est évident que le lieu est occupé, et que quelqu’un était là il y a très peu de temps, j’essaye de contourner la propriété, mais celle ci s’étendra en limite de foret, on sent la volonté de gratter tu terrain de plus en plus de la part du ou des occupants des lieux, donc soit je ne peu pas progresser soit je suis chez eux, à découvert, j’avance donc dans la propriété, le plus discrètement possible, là, soudain je tombe sur un cercle de pierre de 10m de diamètre avec un hôtel en sont centre, je me demande clairement où je suis, et en regardant sur ma droite je vois un mec, cheveux long, genre Francis Lalane, assis par terre en train de cueillir des plantes bleu, il me voit, on bloque tout les deux, je lui fait signe de faire silence en mettant mon doigt devant ma bouche, le mec me fait un signe de tête et lève ses deux pouce en l’air avec un grand sourire, je me tire de là aussi vite que possible, je me rapproche de la route que je dois traverser pour rallier mon objectif, le point chaud et selon moi 150m plus haut sur la route, j’avance à couvert des buissons, au moment de traverser j’aperçois deux PAX à droite qui viennent dans ma direction, je recule dernière mon buisson et là sachant que je vais me faire ceullir comme une merde, je ne bouge pas, je fais le mort une fois de plus, je n’ai bien-sur aucuns visuel sur eux, je ne suit toujours pas découvert, je ne comprends pas ce qu’il se passe, je décide de sortir ma tête pour analyser la situation, les mecs on fait demi tour! Leur ronde s’arrêtait à 10m de ma position, deuxième fois que j’ai de la chance, je traverse la route les voyant de dos, là je me dit que hitman c’est clairement moins réaliste!
 
Toujours en route pour mon objectif, par l’Est ça passe pas, par le Sud non plus, j’attaque par l’Ouest, il me reste une route à traverser, je suis à 25m de cette dernière, reste là 10 min pour analyser les cycles des patrouilles en véhicule, rien, ok je traverse, enjambe une clôture, je pense être dans une zone de réserve de chasse ou de chasse privée. Je reprend mon Azimut et avance, le terrain est assez dégagé, d’un seul coup je vois sur mes 3h une tour d’observation de chasse avec un Opfor dessus, ok, c’est encore la merde, je prends donc plus large, mais Là je suis repéré, pour pas changé je cours et saute dans le buisson qui pique le plus autour de moi le traverse en serrant les dents, les Opfor sont en t-shirt, ils n’iront pas me suivre là dedans, je me plaque une fois de plus au sol, ils se déploient autour de moi, fouillent et là je suis sur de me faire cueillir, 30 min passes, les fourmis sont énormes ici, et elle ont faim, je n’entend plus rien autour de moi, reprend ma route en rampant sur 50m, mon sac s’accroche partout, mais je fini par estimer être hors de danger me redresse et reprend mon azimut, il me reste 187 m à ce moment là, je fini par rejoindre l’atelier de tir, je serais le dernier à l’avoir rejoins mais au final je suis content de ne pas m’être fait serré.
Là, on me laisse 5 min pour me reconditionner, et me dit que je vais avoir une épreuve de tir stabilisé.
 
Libre choix niveau matériel et position, mais une fois en position je ne devrais plus bouger. Je laisse tomber le bi-pied, et prend mon sac comme appuis, un coude dessus pour le bras qui tient le garde main, et une position semi allongée sur le côté, on me dit « à ton ordre je te dit feu et tu as 5 sec pour exécuter ton tir ».
Cible 50 m, je dis prêt, j’entend feu, je tir, ca passe Deuxième tir, je dis prêt, et la j’entend en même temps que feu James brown dans mon oreille, je tire ca rentre!
Troisième tir, je dis prêt, et la ma lunette est masquée par l’instructeur en même temps qu’il me dit feu! Je tire, ça rentre!
Je reçois de nouvelle coordonnée d’une zone d’attente, que l’on m’annonce comme hostile tant que les 4X4 des orgas ne sont pas arrivés sur zone avec des gilet jaune. Je comprend qu'à plus tôt j'arriverai plus je pourrai me reposer. Je pars assez vite de là, et 3 km plus tard je serais en mesure de trouver un endroit pour me restaurer un peu, je bois et mange tout ce que j’ai à portée de mains sans avoir à sortir le réchaud.
 
Je ne parles plus d’heure depuis un moment car, je ne sais plus quelles heures il était, complètement désorienté, Les 4X4 arrivent, des binômes sortent de partout, les binômes se regroupent pour prendre les instructions. Nous recevons une paire d’azimuts et de distance, nous disant que tant que l’on reste sur l’azimut, la zone est safe, je sors ma carte ma boussole, et je trace mes points, mes ligne d’azimuts, et relève une coordonnée UTM sur la carte que je reporte sur mon garmin, et là ma montre me dirige dans la direction opposé de ce que j’ai tracer sur la carte, je reviens à l’ombre, resort ma carte, et cherche quelle erreurs j’ai pu commettre, mal rentrée le coordonnées dans le GPS?, mal tracé mes azimuts? Je ne comprends pas, et là je laisse tout tombé, clairement je suis sec, je n’ai plus d’eau et les orga n’en non pas sur cet atelier (il nous avait été stipuler dans l’OM que nous aurions de l’eau sur chaque atelier donc je suis partit avec 1,5l d’eau seulement), je suis pour la première fois du challenge sur la réserve, physiquement et mentalement, je manque de discernement, et je suis seul, personne pour me relever, me motiver… je prends la mesure de ce que signifie en SOLO…
 
5 minutes, je reprend tout à zéro, un binôme manquant sort de la pampa et me rejoins pour prendre ses ordres, Ils travaillent à coté de moi, je les sent aussi assez fatigué, quelque part je me sent rassuré, je trouve mon erreur, mon point de départ sur la carte était faux, de 150m et comme nous sommes entre le carreau 31T et 32T ca à eu une incidence énorme sur le résultat de mon travail, ok je refait tout et trouve quelque chose de bien plus cohérent, nous reprenons la route en même temps, le point n’est vraiment pas loin, là nous recevons une nouvelle coordonnée UTM, je ne traine pas et reprend la route pour ne pas être influencer par le binôme à coté de moi, et je suit le chemin quelque mètres pour finir par tomber sur un cul de sac, là j’entend du bruit, ca viens sur moi, le binômes ALFA et le solo Echo sortent ensemble d’un semblant de chemin, la végétation reprend très vite ses droit ici, ils semblent dire que ça ne passe pas par là, mais, moi je vais qu’en même essayé, le solo Echo est dans la même démarche que moi, nous décidons de faire l’effort ensemble, Echo est rincé, je le suis aussi, très vite nous sommes dans une merde incroyable, une densité de végétation folle, nous décidons de nous poser, 5 min, reprendre la carte, Echo manque de lucidité, et moi de soutien, et il est impossible de faire demi tour, donc nous reprenons nos azimuts, échangeons, Echo reprend vite pied, moi je commence vraiment à avoir soif, nous changeons plusieurs fois d’azimuts pour trouver un moyen de rallier un chemin, mais les chemins sur les cartes ne son pas forcement là dans la réalité, la troisième tentative nous emmènera sur un beau sentier, une fois dessus nous nous poseront 10 bonnes minutes, avec le recule, il était bon d’être deux à ce moment, nous étions en réserve tout les deux au milieu de nul-part, ne serai-se que d’un point de vu sécu, Echo n’avait pas pu installer l’appli de localisation, et les réseaux était clairement pas fou, MERCI ECHO, sans doute un des meilleurs moment du challenge pour moi!
 
Nous finirons par arriver sur le point, étant en attente, nous nous posons en attendant l'arrivée des instructeurs pour l’atelier suivant.
1800 ils arrivent, nous les rejoignons à 100m de là, tout le monde est déjà là, on nous explique les règles du prochain exercice:
le SNIPER SCOUT! En gros une zone de la taille d’un terrain de foot, de chaque coté une cible et un panneau blanc avec un symbole, Objectif, s’approcher suffisamment pour identifier un symbole simple sur le panneau blanc, à l’aide de la radio, donner le symbole à l’orga qui retournera la feuille, pour que l’on identifie un deuxième symbole, si les identifications sont exacte nous recevrons un ordre de tir, trois essaye possible, durant toute la progression deux observateurs nous cherche depuis une position fixe, s’il nous vois, ils dirigent un personnel là ou ils estiment avoir vu la cible, une fois qu’il estime être bon, si nous sommes un mètre autour du personnel nous sommes éliminés, fin de l’exercice.
 
Début de l’exercice à 1830 fin à 2030, je ne sait pas par où attaquer, mais une chose est sûre, une fois la direction choisis et le point d’entrée dans la zone, c’est un aller simple, je commence à progresser, les feuilles, les branches, tout est absolument source de bruit, en rampant je mettrai une heure à avoir une position moyennement favorable, un binôme, à déjà été repéré donc éliminé. A chaque coup de sifflet nous n’avons plus le droit de bouger, soit parce que quelqu’un comment sont identification, soit parce que les observateurs envoient leurs personnel aveugle débusquer quelqu’un. La pression monte très vite, et je dois faire un choix, tenter de faire mon identification est gagner quelque point sans être sur de réussir mon tir car quelques branches sont devant moi, soit avancer encore au risque de me faire repérer.
Je prends ma radio, commence ma trans, ma première identification sera un coeur, confirmé, la deuxième sera un M, confirmé, autorisation de tir confirmé, le premier tapera une branche, le deuxième pareil, le troisième passera mais je ne toucherai pas ma cible. Je suis content de mon choix malgré tout, sort de ma position et rejoint les autres.
 
2030 Les orgas nous rejoignent, nous ravitaille en eau, c’est le moment de nous restauré un coup, on nous annonce enfin un moment de calme, nous serons juste appeler tour à tour pour rendre compte de nos prise de Rens du matin, Mino vient nous chercher par binôme, étant solo, je pars avec Echo, nous nous dirigeons donc vers ce qui ressemble a un moment tranquille les patrouilleurs sont là, ca rit, boit des café, on arrive au cul du 4X4 de Strike, et là je me retrouve plaquer au sol, on me met un cagoule sur la tête, me menotte, et c’est partie, plus de doute sur ce qui ce passe, la soirée calme ce transforme en coxage, une première pour moi, une expérience étrange, sur laquelle je n’avais pas d’avis jusque là, maintenant j’en ait un, je vais passer assez vite ce moment, je ne veux pas m’étendre sur le sujet volontairement, mais sachez que cela a été fait très proprement, avec un observateur qui veillait au bon respect des limites qu’ils se sont fixé, avec par moment un RP OFF pour rappeler le mot de passe qui mettrait fin à l’expérience immédiatement, franchement bravo pour la façon dont vous avez géré cela! Je peux juste dire que cela n’a pas été de tout repos, et que faire du gainage à cet heure avec la journée dans les pattes n’a pas aidé à récupérer pour la suite, vient un moment où l’on me demande de me relever, on me dirige et me fait avancer de force plusieurs dizaine de mètres, toujours cagoulé, le sol est escarpé, ca descend un peu, on me bouscule pour que je presse le pas, on me met à genoux, là je me dit que je vais en prendre une, ça va très vite dans ma tête,ne comprend pas quel intérêt dans le RP il peut y avoir à m’éxecuter, quelle erreure j’ai pû commettre… soudain on m’enlève ma cagoule, me parlant très vite on me dit « je suis de la DGSE, je viens de te libérer, prend ça et cours », en me tendant un pochette zip, je prend, et me casse, de la buée plein les lunettes, je me casse aussi vite que possible, la pression est à sont maximum, je pars récupérer mon sniper et mon sac, m’enfonce dans la forêt, ça hurle dernière moi, nous sommes traqués, je prends 100m de distance entre la menace et moi, me met à couvert, et examine les documents, une photo, une coordonnée, un horaire.
 
Je rentre la destination dans le GPS pour avoir un azimut, et me mets immédiatement en route, je traine pas, pour moi pas de VN sur le challenge, je me dirige essentiellement à la lueur de la lune et avec ma frontale que je peux régler vraiment pas forte, et je ne suis pas detenteur de thermique, donc je le fait à l’ancienne.Je reste sur un chemin, celui que j’aurai du emprunter au lieu de me retrouver dans notre galère plus tot dans la journée avec Echo, ca grimpe sec! Sur la droite je trouve une ruine, un petit carré de ce qui ressemble le plus à l’herbe de chez moi, ça pique presque pas! Je pose mes affaires, et m’allonge une petite heure, resort le document et prépare mon extraction, je suis à 300m de la cible du matin, annoncé à partir de 0600, donc je situe mon point d’extraction sur la carte, commence à analyser le terrain en vue de trouver l’itinéraire le plus favorable, essaye d’anticiper les déplacements des patrouilleurs, une fois mon tir effectué, j’aurai 2400 m à vol d’oiseau pour atteindre le point d’extraction, bon je me suis reposé une bonne heure je reprend ma route, il est déjà 2330.
J’arrive assez vite sur mon spot de tir, je traîne dans les coins, pour trouver une place ou m’installer, une patrouille passe en véhicule, je me couche, ça passe, je ne bouge pas car il vont repasser dans l’autre sens j’en suis sûr, la route est à 20m de moi, au final je suis bien là, je les laissent passer dans l’autre sens, et sors mon sur-sac et mon réchaud, je vais me faire un café avant de me coucher, pas moyen d’être tranquil, ils repassent encore une fois, là ou je suis ils ne peuvent pas me voir, donc je continu mon café tranquillement et me couche, ils passeront plusieurs fois, là j’arrive à dormir 3h, réveillé par le froid une fois de plus, mais cette fois deux minute avant mon réveil de 0500. Je refait un café, range mon bivi, et cherche un poste de tir, il fait très froid, et le soleil n’est pas encore levé, je ne sait pas à quoi m’attendre, j’ai une photo d’une blonde, voila ma cible, je me dit y en à un qui va se mettre une perruque et passer la vitre ouverte et bim je l’allume, et là je me dit, mais si elle est passagère, suivant le sens dans lequel elle passe je suis dans l’incapacité de tirer, quoi qu’il en soit, j’ai couper deux trois branche derrière moi pour préparé mon extraction dans la foret, plaquer mon sac à 50 m dans cette dernière, je reste là et j’ai une chance sur deux, j’assume, 0600 je suis en place, je suis explosé, statique, je m’endors dans ma position de tir, je lute comme on pourais le faire au volant, deux heure plus tard, toujours rien en vue, mais ça commence à s’agité à mes 3h donc je résiste, là il commence à pleuvoir, je pose tout et vais chercher mon poncho dans le sac, l’enfile et reviens à mon poste de tire, il tombe des cordes, je me dit que de par mon expérience la pluie et les billes ca fait pas bon ménage, la pluie fini par se calmer un peu, là deux Opfor marchent sur le chemin, l’un deux me repère, je suis dégoûter, mais en même temps très mal placer et je n’ai pas anticipé le fait qu’il pouvais y avoir des piétons, deux autres pax les suivent mais je suis à couvert à ce moment là, et un véhicule les talonnent, dans la benne du pikup, une cible à taille réel mais perpendiculaire à la route, je ne peu pas toucher depuis ma position, je ne vois que la tranche de la cible, je tir quand même au cas ou, puis me replis, c’est un échec total, voila encore un fait qui me conforte dans l’idée qu’en solo ça pardonne pas, un binôme aurais pu me dire que je faisais de la merde, me conseiller ou même observer et m’informer par radio pour que j’ai le temps de m’adapter, mais seul, une erreur pareil était irrattrapable.
 
Allé c’est comme ça, je récupère mon sac, et décide de temporiser pour traverser la route où vient de passer ma cible, laisse les Opfor prendre un peu de distance, la traversée de la route se fait très bien, et très vite, là il est possible d’avancer vite, je prend de la distance car j’avance dans la parallèle de la route, d’un coup je vois un Opfor sur une tour de guet, je suis clairement trop prêt, il viennent de repérer un binôme, je profite de ce moment de trouble pour m’éloigner plus encore et continuer à suivre mon plan, une fois la menace passée je dois à nouveau traverser la route, des véhicules passent à fréquence régulière. Je comprends vite que j’ai une fenêtre de une à deux minute pour rejoindre la route, la traverser et me planquer , je tente le coup, ça passe, je m’enfonce cette fois dans la forêt, pas le choix il sont partout, mais la végétation me ralentit fortement, je dois tenir un rythme de 1 km/h pour arriver à temps au point d’extraction, la densité augmente de plus en plus, un chemin est à 50 mètres à mes 9h, je décide de le rejoindre, c’est un risque à prendre pour ne pas rater mon transport.
 
Dix minute pour y arriver, je relève des traces de véhicules sur le chemin toute fraiches, avec la pluie qui vient de tomber, impossible de ce tromper. Bon je me dit qu’au pire je les entendrai arriver sur moi et me cacherai, je rattrape mon retard et prend un bon km de progression, soudain sur ma droite un Opfor qui était allongé sur le dos à mes 3h à 5m se redresse me met en joue, à 1h du FINEX je me fait attraper! je suis niqué, il me somme de me mettre à genoux, je m’exécute, il appelle du renfort, je prendrai un moment pour me reposer, on me confie qu’ils sont au trousse d’un binôme, tu sais, celui de tout à l'heure, en fait les mec se sont barré en courant! je suis encore plus dégoûté, mais heureux pour l’autre binôme (bien joueé), je serai coincé 15 min, ils me laissent partir, en me rappelant que mon extraction c’est dans 60 min.
 
Je ne sais pas comment mais je repartirai face à la pente en courant sur 50m et puis direction la forêt, difficile les 100 premiers mètres mais très vite des “itinéraires” pas forcément direct se dessinent entre les arbres et les pierres, je fais des zig zag mais j’avance très vite, puis fini dans un chaos rocheux, risqué pour les chevilles, j’avance en mode safe, je tomberai au final sur les binômes Golf et bennoun phénix, Echo n’est pas loins ainsi que le binôme ALFA, nous patienterons à 70 mètres du point d’extraction jusqu'à ce que les Opfor se barrent, puis les véhicules d’extraction arrivent, nous montons en marche comme convenue, et voici le FINEX à 1132
depuis le dernier transport: 28,6 km, moyenne 2,4 km/h, 402 D+, 433 D-.
pour un total de 42,9 km, 9600 kcal (données garmin) 5h de sommeil, 5l d’eau, sur la durée du challenge, un sac de 12,6kg et une replique de 3,2kg souvent dans le sac soit un total de 15,8kg.
 
Bon, vous l’aurez compris, cela a été très dur, mais je suis très content de l’avoir fait, je remercie l’orga qui est de loin la plus sérieuse que j’ai croisé dans ma jeune vie d’airsofteur, je remercie également tous les participants, des mec impressionnant de compétences, d’humilité, et de bienveillance, de vrais passionnés !
Merci aux Opfor,(Phocéens, ATMS, ASP, Papouner des SAS, Otak, et freelances), vous avez clairement donné le change, sans vous ça marcherait pas ce genre de challenge, merci Larcenn pour l’accueil.
 
Et je voudrais souligner le savoir faire des auteurs du challenge, le savant dosage sur l’intensité de ce challenge, personnellement j’étais constamment sur la brèche, en zone rouge, mais il y avait toujours quelques minutes pour poser son cul, le dynamisme d’un atelier ou quelque chose pour booster le bonhomme!
Merci
 
Résultat: 2nd solo (sur deux) donc vu que le premier est avant dernier je suis très fière de moi!
Mais surtout de vraies rencontres, de vrais échanges, sans doute l’événement qui m'aura fait le plus avancé dans ma pratique en un laps de temps si court, autant grâce à la préparation, qu’à l’événement lui-même.
 
BRAVO ET MERCI
CHARLIE, TERMINÉ!
 
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